lolita c'est moi ...
lolita c'est moi ...
lolita c'est moi ...
lolita c'est moi ... et parfois toi, vous, elles.

vendredi 26 mars 2010

le jour où j'ai choisi entre deux pills


En début de semaine j'ai assisté à un moment d'exception et comme je suis pas une putasse à Frange mais un peu quand même je partage ça avec toi lecteur de mon coeur si chouquinou.
Plantage de décor : le 9-3 fonky fonky staîle à 23h in da station de métro. Je suis avec ma team, on est fourbutes, on veut rentrer dans nos maisons. On a des dilemnes typiquement parisiens, les uns sont partants pour la tête de ligne et d'autres favorisent le cul donc on tranche... Attend hein on tranche pas le cul mais genre on verdictise la tergiverscence (houlà mal de tête rien qu'à me relire) et donc on squatte le milieu du quai. Quelques minutes d'attente avant de voir un métro se pointer because on est en bout de ligne, ou en début c'est selon, mais avoues que quand t'es dans le 9-3 t'as tendance à voir le verre à moitié vide. Bref, la rame arrive et décharge une masse de touristes et d'autochtones, on fait pas gaffe, on se raconte nos vies toussa. On s'pose dans un wagon, au milieu hein puisque bon tête et cul, on a pas su choisir (argh grand dilemne de ma laïfe) comme on est quatre on s'installe dans un coin à quatre. Parce que ouais c'est comme ça tu vois, c'est une vérité transcendante mais quand t'es quatre tu cherches un coin chaleureux pour échanger et je suis sûre mais sûre de sûre qu'à la création des métros y'a eu genre un comité de la convivialité et qu'ils ont décidé de créer des tites alcoves pensant que les gens qui se connaissent pas se taperaient la tchatche et que ce serait un putain de truc trop fédérateur. Bon, on sait tous que c'est bullshit et que les gens préfèrent se découvrir à coup d'azerty qu'à coup de vraie politesse humaine.
Je m'inclus dedans hein aussi, franchement une meuf qui me tape la discute dans le métro elle risque de me voir monter le son de Nonos l'Archos... Hormis la 17h32 de la ligne 4 wagon 6 Montpa-Châtelet ... ouais elle ok c'est différent, c'est comme qui dirait l'exception exceptionnelle qui conforme la règle. Mais bref, je m'égare à nouveau alors que je suis bien décidée à vous raconter ce truc de foulie dont nous avons été témoin.
A un moment le p'tit indien (Nagawicka, Nagawicka, chantait gaiement sur le chemin, Nagawicka, Nagawicka ... tu n'as pas été mono, cette parenthèse ne te sers donc à rien) qu'on appelle ainsi parce qu'il est petit et indien et parce qu'il aime que j'entonne cette chanson à chaque fois, nous fait remarquer que putain de bordel de merde ça pue la gerbe et la vinasse. Donc là, on regarde un peu partout, on scanne le périmètre, les nasaux en alerte à l'affût d'une galette pas bretonne. On vois rien donc on reprends notre conversation tout en continuant à jouer à Samantha Stivens, notre sorcière bien aimée, car pouah c'est vrai que ça sentait la vieille vinasse qui s'est tapé un aller-retour dans l'œsophage. Oui j'ai un doctorat mention très bien dans ce domaine. Et donc d'un coup d'un seul je l'ai vu ... lui ... le gens que s'y tu t'arrêtes aux premières apparences t'appelles ça un ivrogne ... bah oui l'habit ne fait pas le moine j'en prend pour exemple Sarko ... il est petit et s'appelle Nicolas mais est-ce qu'il te rire comme le petit Nicolas le faisait quand t'avais 8 ans et que t'étais dans la classe de Mr Latrémaulière [true story].
Donc ce mec bah ça pouvait très bien être un poivrot qui boit de la villageoise qui tâche (oui la villageoise ça tâche chérie) au réveil te mendiant deux euros six cents non pas pour manger mais pour s'acheter autre chose que des bouteilles en plastoc because ça donne un putain de goût au raisin macéré (et un jour, si t'es sage, ce dont je doute, je te raconterais cette expérience extraordinaire que celle de boire du vin en briquette tetrapack (tout reste intact)). C'est vrai quoi, ça pouvait être un cadre quinqua qui venait de se mettre une race à la suite de la signature d'un gros contrat...
Bon, mais en fait c'était un poivrot quoi, qui devait zoner dans les souterrains parisiens chopant un métro une fois sur deux parce que trop d'alcool tue l'alcool et surtout les réflexes et t'as vite fait de te retrouver sur les voies et que donc un sur deux c'est finalement un bon rythme.
Il gueulait un peu le gars mais tu vois on comprenait pas trop ce qu'il disait. Alors que mes collègues étaient reparti à brosser la rubriques des chiens écrasés, moi, je restais concentrée sur le type. je sais pas trop pourquoi, hein j'ai une fascination particulière sur les poivrots mais je devais sentir poindre l'évènement.
Car vois-tu il ne gueulait pas dans le vide mais visiblement contre plusieurs personnes et il était tellement vénère qu'il s'est mis à pousser le vide et puis ensuite, ça a été très vite mais ça restera gravé à jamais dans ma mémoire ... de poisson rouge. Ce type-là je venais de comprendre ses gestes, cette chorégraphie de coups portés, c'était ... mais putain c'était Néo quoi ! Je spectationnais Matrix ! Et comme moi je suis dans la matrice (mais que je le savais pas encore tu m'suis ?) et bien je ne voyais juste pas encore les Monsieur Smith qui l'attaquaient ! c'était violent j'peux t'dire, il s'est appuyé sur les sièges de la station, c'était acapoera et boxe à la fois !
Bon en même temps c'était un peu la lutte du bien, du mal donc y'avait un enjeu de ouf guedin !
Quand les portes se sont fermées, je crois qu'il les achevait. Coup fatal, crochet du droit, triple loot's piqué et penalty, il a secoué le poing en signe de victoire ... mais le bip du métro se fermant a écrasé sa réplique valant le "Hasta la vista Baby" de Terminatorounet ou encore une grosse musique genre rock pour kids avec des gros riffs comme dans toutes les prod de ce genre.
Moi je m'en foutais de tout ce tralala et tandis que ce métro filait vers d'autres stations faisant défiler son générique de fin ferroviaire plus rien n'avait d'importance à mes yeux ... car moi j'avais vu Néo ... Néo du Métro.




mercredi 10 mars 2010

Le jour où je me suis faite pigeonner

Je me demandais depuis quelques jours pourquoi le rebord de ma fenêtre était devenu le rendez-vous des pigeons parisiens.
Je sais Lecteur de mon cœur c'est bientôt le printemps toussa blabla et je serais tentée de te croire malgré le choc climatique du moment, ou devrais-je dire la plus grande arnaque de cette année à savoir : je te fais péter un soleil de malade mental et quand tu sors ta jupette, tes hauts talons vernis et ton léger trench tu découvres que la planète elle te baise violemment à coup de température en dessous de zéro, de neige et que ouais ok tu tries peut-être pas tes déchets (c'est mal !) mais elle se venge bien la garce, voire même elle est comme la montagne elle gagne.
Moi je pensais que les pigeons ils étaient un peu comme moi tu vois, pas oui qu'il se ferrait pas avoir par ce beau soleil glacé, mais non ils sont fous-fous là, juste à quelques centimètres de moi et je bénis l'inventeur des fenêtres pour me séparer d'eux. Parce que je m'en bats la cacahouète des pigeons en règle général et encore plus maintenant que je n'ai plus de voiture et que donc je ne passe plus mes samedi après-midi avec tout un tas de blaireaux aux voitures plus tunées les unes que les autres au lavomatic du coin.
Mais le drame, c'est que j'ai une chatte. Bah si Piupium je t'en ai déjà parlé enfin Lionel suis bordel ou sinon je te destitue de ton grade de Lecteur de mon cœur. Et elle a beau être une princesse qui roule (oui oh ça va ! elle est pas grosse elle est pulpeuse) elle n'en reste pas moins une chasseuse. Du coup je ne l'ai jamais vu aussi vive et active hormis quand elle fait des conneries. Elle a les oreilles en mode Yoda combinée radar et les yeux exorbités dès qu'un de ces ruineurs de pare-brise atterri sur mon rebord de fenêtre balcon de 30cm sur 50cm.
J'ai l'impression d'avoir Coyote chez moi et qu'elle inventera n'importe quoi pour choper bipbip au risque de se péter la tronche du radiateur, comme hier midi, se ratatiner le museau en tentant un piqué-jeté sur la fenêtre comme ce matin, se prendre un coup de ces fameux talons vernis qui ont ripés sur une plaque de verglas cl'a-dit en passant, en miaulant des incantations sataniques pour faire ouvrir la fenêtre.
Tu vois lecteur en sucre glace je suis pas la seule à être la chanceuse détentrice de ce balcon all inclusive parisien dans ma cour. Mais visiblement mon rebord c'est ze place to be. J'ai même pensé à embaucher un aigle comme videur et faire payer les consos de mies de pain hyper chères histoire de payer le véto quand ma Pium sera toute plâtrée.
Mais jusqu'à ce matin je n'arrivais pas à piger pourquoi j'étais l'élue. Et enfin j'ai eu une illumination ! J'étais en plein rituel des 3C (café, clope, caca) et j'ai réalisé l'impensable, j'étais responsable de tout c'merdier et j'avais c'que je méritais.
l'été dernier j'ai posé des films sans tain sur mes fenêtres car j'en avais un peu marre que le voisin du balcon d'en face en sache tellement sur ma vie qu'il aurait pu sortir une thèse genre : La vie sexuel des lolitas en milieu urbain. Donc j'ai fait ma grosse blonde d'M6 et j'ai marouflé comme j'ai pu ce film plastique sur la fenêtre et ça marche vu que le voisin a déserté sa fenêtre. Donc moi je continues à voir ce qui se passe dehors tu saisis et du côté extérieur et bien ça donne ... un miroir. Et oui mais voilà élémentaire mon cher Watson ! Les pigeons viennent se nicher sur mes pots de fleurs pour copuler car ils peuvent mater le bousin en même temps ! Parce que bon pour un pigeon c'est pas simple de trouver une caméra et tout tu vois, et puis après faut avoir la télé pour remater leurs exploits !
Rha du coup je me demande si le matériel vidéo pour les pigeons n'est pas un marché porteur pour se faire des pépettes easy easy.


lundi 8 mars 2010

Le jour où j'ai investi pour l'avenir

Depuis quelque temps je ne suis que l'ombre de moi-même. Je pourrais dire que ce sont les violentes chutes de neige, de cheveux et de température qui ont eu raison de ma pétillante joie de vivre. Ou alors que j'ai mis genre un mois à me débattre de la grippe A ... Hum non pas la grippe A c'est so 2009 ... euh une gastro alors. Ou bien que je suis tellement fan de télé-réalité qu'en ce moment j'orchestre mes journées entre les quotidiennes de la Ferme Débilité Célébrité (haha... non mais avoue c'est drôle quoi ... célébrité ... dans ces cas-là les Chéwies je suis une Star !) et le début de la nouvelle Chtar où cherches le coquelicot sur le corps de Lio.
Mais non c'est rien de tout ça. Non parce que ça finalement ce serait fun, je serais qu'une beauf' parmi tant d'autres. Mais non c'est beaucoup plus simple que ça. Voilà j'ai eu trente ans. Ouais, ouais oh ouais je sais les post trentenaires, trente ans c'est trop la démontade du cul et la meilleure année qui annonce un paquet d'années de foulie mais le truc c'est que je vous crois pas trop. Bah ouais c'est facile quand j'avais trois ans de me faire croire qu'une souris verte, qui la journée courrait dans l'herbe, passait la nuit pour me mettre des thunes sous mon oreiller cumulant ainsi deux boulots et prouvant que le travailler plus pour gagner plus ça date pas de ma première quenotte.
Mais maintenant à trente ans, année de tûtes mes deadlines je fais un peu genre ma crise. Quand j'étais jeune et blonde j'imaginais ma life de trentenaire de manière assez sereine et hum j'étais d'un classicisme affligeant car je pensais que c'était la seule option et qu'à trente ans j'en aurais fini avec le glam but trash de ma life. Mais voilà, voilà, maintenant qu'on y est et bien je regarde ma liste et je pleure, de joie ou de tristesse c'est selon.
Après m'être roulée sous ma couette, les yeux gonflés devant des comédies nullissismes qui font passer Plus Belle la Vie pour du Shakespeare en me goinfrant de tout un tas de truc qui font que j'ai mangé mon quota de calories pour jusqu'en 2045 et bien j'ai décidé que l'hibernation crise de la trentaine que je traversais était over.
Bon alors hein c'est comme tûtes les crises on dit que c'est fini mais bon on est pas à l'abri d'une rechute.

Bah tiens regarde c'est comme la Ze Criz' of the World les médias te Nutellisent le cerveau plaçant, comme dans un jeu, le plus de fois le mot reprise dans leurs communiqués. Je me demande même si celui qui le dit le plus touche une prime, il faudra que je mène l'enquête. Et pourtant, pourtant la crise n'est pas finie, foi de Lolita, que je louche si je me trompe. Il y a des indicateurs, il faut lire entre les lignes, et c'est pas en regardant Jean Pierre Pernaud qu'on peut s'en rendre compte. Et bien pour la thirty criz' c'est pareil. C'est pas loin.
Alors ce matin, comme une société qui veut enrailler tout ce bousin économique j'ai pris une décision. Et je suis partie bille en tête mettre le pansement sur le bobo de ma liste utopique de teen Loli. Je sais bien que je ne peux rien changer et que finalement c'est comme ça, j'ai trente ans et je ne peux rien y changer, j'ai pas rempli ma liste ouais c'est sûr mais en même temps j'ai fait un paquet de choses tiptop la banane et ça, ouais ça c'est bien meilleur, parce que c'est my life.
Donc aujourd'hui, j'ai acheté mon premier contour des yeux. Une page se tourne et i'm back. Yeah Baby !

lundi 1 février 2010

Le jour où Ardisson a été détrôné

Hey salut toi ! Tu as vu ? Non mais est-ce que tu as remarqué ?
Non, non ma robe n’est pas nouvelle, mais non regarde bien ! Euh oui mais non je sors de chez le coiffeur mais c’pas ça le cruc que tu dois remarquer ! Rhooo mais tu l’fais exprès ou bien ?!
Tu vois pas là qu’y’a quelque de chose de différent, de nouveau, de neuf, de beau même, qui est encore garanti, que je peux encore échanger en magasin contre mon ticket de caisse …
Mais si voyons le petit truc sur le côté droit de mon bloug. Oui Lionel, fidèle lecteur de mon cœur la droite c’est le côté où on porte sa montre sauf quand on la porte à gauche c’est sûr.
Et bien ce nouveau truc c’est le dernier jouet du web 2.0. Enfin le dernier … l’un des derniers jusqu’au prochain car n’oublie qu’en web 2.0 ça change à une vitesse incroyable, je citerais d'ailleurs, pour l'occasion, cette célèbre philosophe contemporaine qu’est Lorie : « Je vais vite, très vite pour pas perdre une seconde ». Si ça, ça vaut pas un "l’homme est un loup pour l’homme" dans notre société pré-apocalyptique et bien moi j’ai plus qu’à retourner lire Goethe à l’envers.
D'ailleurs Lecteurs de mon coeur, enseignes à tes enfants, neveux et nièces bref à tout c'qui ressemble à un snorcky sans tuba les citations des années +2 Après BS (Britney Spears)pour que le Monde continue de progresser à ce rythme !

Donc cette petite nouveauté, parce que oui je suis pas là pour te faire un cours sur Lorie, sa vie son œuvre, mais pour parler de formsprings !
Alors non ce n'est pas un énième raconteur de statut à savoir "oh ma vie est trop merveilleuse, même si mes selles sont un peu liquides aujourd’hui" ou encore "oh regarde comme je joue trop bien à des jeux inutiles". Non ça n'a rien à voir, enfin presque rien à voir. Ca suit en tout cas la logique des ses petits copains facebook, twitter and co car ne sert à rien à part à nourrir ton égo et à espionner des inconnus ou des connus qui même s’ils gagnent un million d’euro par an pour dire : "Bella, Will you marry Me ?!©" font caca par le même trou que toi et mourront eux aussi dans d’atroces souffrances en 2012 l’année d’la loose. En résumé après bientôt dix ans de blog, de facebook, de myspace, youtube [...impasse volontaire sinon on a pour des plombes...] voilà le nouveau moyen de hurler à la terre entière deux pelés et trois tondus, des Moi, Moi, moi, moi jusqu'à plus soif !

Car là où l’égo se gargarise avec formsprings, c’est que ce n’est pas toi qui raconte ta vie mais les gens, anonymous ou signé c’est up to you my darling qui te pose des questions. Et à ta mégalomanie, ta drôlerie, ton honnêteté et ton envie de répondre sur ta page et de le publier. Et même tant qu’à faire à le linker sur facebook twitter and co histoire qu’il s’y passe quelque chose de plus innovant que ton dernier score à BrainBuddies. Bon moi je dis ça aussi parce que je suis une quichasse à tout les jeux sur facebook et que j'assume, grave.

Du coup depuis hier Lolita en a un de formsprings, parce que Lolita aime les choses qui servent à rien sinon elle ne serait pas Lolita. Et là, mon égo prend son pied ! Il exalte, on veut savoir si j'ai bien dormi, si je suis accro au net, mon premier parfum yerk et du coup je me sens tel une rock star à la sortie d’un nouvel album, ou une jeune actrice américaine éreintée par les conneries de questions de ses so fuckin’ petit français (avec l’accent hein sinon c’pas drôle). Je fais des well, you know devant les pixels de mon écran et je me demande qui sont les gens qui s'hasardent à me poser des questions.
Et oui car vois-tu c’est un peu frustrant ce truc de l’interview. Non mais sérieux tu en connais des stars qui font des interviews sans caméra, sans émissions, sans autre public que Piupium la miniminette ? bah ouais moi non plus !
Je trouverais ça génial que ce site évolue et pousse le vice à l’extrême et que tu puisses faire des audios ou vidéos de tes réponses. Nan mais ce serait drôle tu pourrais rejouer l’histoire quoi. Tu pourrais répondre en direct de ton lit, nue même, en train de manger, tu pourrais t’habiller en tutu lotus avec des lunettes en forme de cœur (oui je trouve que je ne les utilise pas assez) .Tu pourrais te la pêter à faire des phrases en anglais qui veulent rien dire comme tout les peoples, à coup de well, you know, it’s quite similar but in a matter of fact it’s not. It’s just so fuckin’ different ... Anyway it's life you know ! Han ouais tu pourrais dire des fuckin à toutes phrases, tu pourrais même faire ta promo, ou filmer le chat qui gratte sa litière en signe de réponse à As-tu bien dormi ?
Tu va me dire que tout ça tu le trouves sur Youtube, oui oui même le chat qui gratte sa litière, ou aussi que le podcast ça date pas d'hier, mais ce serait drôle de faire un combo de tout çax. Moi j’m'y verrais bien … toi aussi ?
Ah mais non tu peux pas si t’es pas inscris à Formspring alors magnes-toi le fion le 2.0 c’est un fuckin’ poisson rouge dans son bocal !


jeudi 21 janvier 2010

Le jour où le facteur est passé


Le réveil a sonné à 9h30. Ça blablate, je crois. Un vieux Mylène ensuite. Du genre qui me fait bouger et danser dans mon lit, le popotin qui s'déchaîne et les paroles qui sortent à flot. Ce matin, rien. Pourtant je voulais mais je dois m'être bloquer un truc cette nuit, je me sens toute contractée, tendue, et puis quand elle a dit "Tout est Chaos" moi j'ai fait une sorte de grognement inaudible, même si je chante mal on est loin de mes performances habituelles.
Pour une fois ce matin j'ai pas froid, pas chaud non plus en même temps. Mais bon depuis que j'ai croisé des pingouins près de chez moi en train de faire du patinage sur les trottoirs j'ai la preuve qu'2012 will be kick our ass il fait froid sa race et que je ne passe pas pour une folle furieuse en m'enroulant dans un mille feuilles de textile et que c'est tout à fait normal de mettre plus d'une heure à sortir du lit. Bah oui parce, même quand t'es dans le gaz, ton subconscient lui il sait qu'il fait environ moins dix chez toi, que dehors il pleut et que c'pas la peine de se lever, puisqu'au final tu vas finir ta journée par te recoucher. Mais là ce matin, mon subconscient doit être en récup' car je me lève sans aucune question, sans aucune ralerie, sans aucun problème. Enfin ... j'ai décédé mon radio-réveil. Je crois qu'il n'était pas solide car quand j'ai tendu mon bras pour l'éteindre il s'est disloqué, comme ça, sans que je tape fort hein. Il était pourtant pas vieux-vieux mais bon t'sais c'que c'est la nouvelle technologie ... une sacré belle merde estampillée SPQR Made in Taïwan.
Ça me cause pas d'état d'âme cette histoire de réveil mort dans la fleur de l'âge. Je me déplace juste vers le reste de l'appart, même pas j'allume Didascalie, même j'y pense. Je sens juste que j'ai besoin de quelque chose, que j'en ai une faim folle. Mais je ne sais pas vraiment quoi...
Comme j'ai faim je vais vers ma cuisine, bah oui mon cerveau réagit en binaire ce matin mais je sais que j'vais pas trouver à manger dans la cuvette de mes chiottes. Par contre en y allant je passe devant ma salle de bain, la porte est ouverte, le miroir me fait face, mon sang ne fait qu'un tour. Manger !
Je cours, enfin je fais deux pas mais genre très vite quand même, jusqu'au miroir, je vois cette femme en face de moi, elle me regarde, je m'approche, renifle la glace, j'ai envie de croquer, je comprend lentement que ce n'est que mon reflet, l'odeur ne m'inspire rien, l'image elle me fait penser à un tartare de boeuf, quand la chair croque sous les dents. Je comprend. Mes pupilles rougeoyantes font des allers-retours dans le dedans de mes yeux tellement l'envie me tanne, tellement je me sens comme une obèse en plein régime devant un paquet de Lay's.
Un bruit me fait sortir de la salle de bains. La chatte miaule et se frotte au mur, elle fait sa charmeuse féline car elle aussi elle a faim. Elle me regarde, je grogne, la tête penchée je bave, elle comprend et roule se carapate sous le lit. Enfin elle tente, je suis plus rapide, je suis au delà de la rapidité, je fous un mur du son entre moi et la vitesse. J'étale la miauleuse par terre. on fait du truffe à truffe, je bave encore plus, elle crache tout c'qu'elle sait. J'ouvre la bouffe, je vais croquer, elle dit adieu à ses croquettes. Pourtant ...
On sonne à la porte ... Mon corps entier se met en ébullition, j'en lâche Piupium, l'odeur est un délice, ça inonde mon palais, ça passe par tous les interstices de la porte, je deviens hystérique, je rugis comme une lionne devant un lot d'gazelles.
Je réfléchie pas à comment ouvrir la porte, la faim me fait prendre des raccourcis, je colle mon poing en plein dans le juda et laisse un trou béant. Devant mes yeux criant la faim, la rage et la convoitise le facteur. Il crie. Tout s'accélère. Mon Poing. Son col. Son corps traversant la Porte. Ses cris. Mes cris. Son cou. Sa chair. Ses os dans un crissement infect. Ses Abba Abats. Ma faim. Le goût du sang. L'apaisement. Son froid. Ma chaleur...
Je sors de chez moi ...
Et je me dis enfin quelque chose qui me fait esquisser un presque sourire sur mon visage coagulé : Roselyne s'il te plaît, ne m'envoie plus d'invit' pour une vaccination alors que j'ai prévu de me faire une soirée matage de film de zombies...Le lendemain matin, je gère mal...


mardi 5 janvier 2010

Le jour où j'ai changé des couches

En ce début d'année, Lolita est grave fière de vous annoncer la naissance de Didascalie, magnifique unité centrale d'un kilo aux dimensions tellement riquiquis qu'on est pas loin du nanisme qu'elle en est encore plus chouquinette !

Cette décision a été si rapide et soudaine que j'ai préféré taire ce choix. Les gens comprendraient pas que j'me suis dit, je devrais l'emmener à la crèche en tournant une crécelle que j'ai pensé. Mais voilà il faut bien que j'en parle maintenant tant j'en suis fière de cette beauté !
Laisses moi, Lecteur de mon cœur dégoulinant de bûche, te raconter cette merveilleuse histoire, car saches-le c'est l'histoiiiiire de la viiiiie, le cyyyyyycle éternellll ... Bref pardon j'ai du être Simba dans une vie antérieure.

Je suis donc revenue début 2010 vers 21h00 d'une de mes péripéties qui m'avait menée cette fois-ci en Touraine, dans une réunion d'alcooliques anonymes de super-héros formidable bien qu'un peu apocalyptique. Un placenta tout en carton m'attendais là sagement en haut de mes cinq étages. Oui tu notes que même pas encore née, elle est super fortiche. Je n'ai pas eu besoin de cuter forceps pour l'extraire, faut dire l'excitation, la fatigue, le manque de sommeil toussa ça m'a rendu peu patiente et le placenta made in rueducommerce je l'aurais arraché avec les dents s'il avait fallu. Déjà fière j'ai porté à bout de bras ce petit bout encore inerte en sautant sur le lit et en hurlant : She's alive, Alive !
Mais il me fallu être réactive tu vois car tu sais je suis restée crispée dans l'angoisse la plus totale jusqu'à ce que, après une bonne claquouille sur les fesses j'entende son premier cri... Tu imagines ma joie, quand Didascalie a grognassé "La base des signatures de virus a été mise à jour" ?! Bah oui j'ai ressemblé en deux-deux au chanteurs de Kiss, le visage ruisselant de larmes et mon maquillage pour une fois qui se faisait la malle.
Avec un pincement au coeur je l'ai laissé sur mon bureau dans sa couveuse le temps qu'elle se remette de ses émotions. Du coup je suis allée fêter dignement la nouvelle année dans les bras de Mademoiselle Elixir. D'manière je me connais, si j'étais restée là, à la contempler je l'aurais embêté toutes les deux minutes, pour voir si elle respirait bien, si elle était aussi jolie que je la voyais et tout alors autant faire ça avec Mademoiselle Elixir, c'est plus drôle elle a plus de répondant.
Mais en bonne maman il fallait bien que je revienne pour nourrir mon tout petit. C'est le lendemain, armée de la rolls royce de la nourriture que j'ai réveillé Didascalie. Et déjà elle montre bien qu'elle a hérité du caractère piquant, mordant et Lolitesque qui règne dans cet appart. Melle Didascalie donc, déjà un peu connasse sur les bords, a cru bon de refuser ce que je lui présentais à manger. Un repas de Grande Dame de la Haute je te le rappelle, j'aurais pu lui proposer un truc discount dégueulasse qui fait Whouwhou ou bien un truc périmé couleur orange mais non dans ce biberon hyper hightec qui ressemble à s'y méprendre à une prise téléphonique, se trouvait de la comFreeboxpote ! Bah ouais tu vois quoi, j'me fous pas d'elle merde ! Mais je crois que Didass' pétasse est blond, du coup elle comprend pas vite.
Alors non elle a préféré aller bouffer à tout les seins Hotspot des alentours, ce qui vu le nombre de morts au kilomètre carré vers Père Lachaise ne casse pas trois pattes et un canard ... Je l'avoue devant toi ce soir, j'ai lâché prise, j'ai oublié la pédagogie de tout les livres, forums, sites et blogs lus jusque là et j'ai piqué une colère. Oui je sais c'est moche, mais je suis fragile after all donc faut pas m'chercher quoi. J'ai gueulé un truc du genre Ouaiiiis Je suisss ta mèreuhhh et c'est mon qui décideuhhhhh ce qui est mieuxxxx pour toieuhhhh. Je trouve que ça passe mieuxxxxxxx quand ça rime. Et après ça je l'ai menacé, ouaip c'est nul, super Nanny ait pitié de moi, je l'ai menacé de l'interdire de mise à jour pendant un mois. Et là, ma blondasse a compris ...
Depuis elle ronronne sagement, montre un vif intérêt pour toute les applications euh activités pardon que je lui propose, aime jouer de manière fluide (rhaaaaa enfin !) à tout un tas de jeux bêtes de son âge et change d'habits comme de chemise toutes les quinze minutes me laissant pantoise d'admiration, même si je sais que le fils du voisin le fait depuis super longtemps et qu'il est trop beau et trop fort ... En même temps appeler son fils Machintosh forcément ça en fait un élitiste qui aime faire son intéressant.

Et oui 2010 commence bien lecteur de mon cœur, j'ai accouché d'une unité centrale compacte et supuissante de sa race maudite. Je n'suis pas folle vous savez !


mercredi 30 décembre 2009

Le jour où j'ai chanté à Opéra

Le 31 costumé approchant, le choix du public aidant il m'a bien fallu me mettre en quête de la tenue de la plus super de tûtes les super héroïnes du monde entiiiiier !
Ah oui que je te dise lecteur de mon coeur, mon choix final porte sur deux personnages. Bah oui tu vois, c'est le syndrome du changement de tenue en last minute qui prend le pas sur tout. Donc comme je suis une pouffette accro à son dressing, que la soirée se passant en Touraine je n'aurais pas ni mon cher dressing ni des sherpas avec tout un tas de malles à fringues, ni un pass pour dévaliser les magasins à H-2 pour tout changer en pluss' mieux et bien mon moi me connaissant bien il a décidé qu'il était plus sage de pousser mon côté schyzo et osciller tranquillement pendant encore quelques jours entre deux donzelles aux supers pouvoirs ou pas. Le choix, parce que je sais que c'est ce que tu attends en trépignant devant ton écran tel un enfant devant la cheminée Roche Bobois le 25/12 au matin s'est arrêté sur les meilleures votes, car toi et toi aussi lecteurs de mon coeur (mais pas toi, celui qui tape frénétiquement "salope de castelnaudary" pour arriver chez moi) je t'ai entendu et même écouté. Je serais donc Silhouette ou Xena. Désolée pour celle ou celui qui a voté super-connasse mais sachez que dans mon coeur de rockeur je serais une sïouper connasse for ever, sans la tenue de lumière certes mais je compte bien encore briller à cette soirée par mes remarques acerbes, bref l'honneur est sauf électeur de mon coeur en sucre canderel.
Il est bien évident que tel Peter Parker, la prochaine étape après la découverte de pouvoirs c'est la confection du costume. J'étais tentée par la costumisation d'un pyjama comme lui mais ah ! de pyjama je ne porte pas donc il m'a fallu pousser ma carte bleue jusqu'à la civilisation, à savoir les magasins.
Bêtement, oui oui vraiment bêtement je me suis dit que la frénésie de la Noyel enfin passée les grandes rues parisiennes pleines de magasins seraient quiltran, et bien que nenni l'amie ! Et comme j'avais oublié le sens du mot sommeil depuis deux jours je me suis enflammée, telle une déboulonnée sous coke redbull je suis partie directement vers le fief des magasins, la terre promise de la shoppeuse, le paradis des matières fluides, des crèmes anti-rides et fourrure synthétique en clair vers Opéra, t'sais là où il y a les Galeries Lafayette. J'ai poussé la porte d'uniqlo, histoire de me dire ça c'est fait, j'y ai même trouvé le pantalon de Silhouette et j'ai dézingué deux ou trois quarantenaires argneuses au passage à coup de sac à main. Mais là, alors que je pensais que cet après-midi shopping ne serait pas un chemin de croix et bien avisant le devant des galeries lafayette où je voulais aller j'ai du me rendre à l'évidence, enfilée ma couronne d'épines et partir papattes nues et toile de bure au vent vers l'Antre.
J'ai tenu deux minutes. Deux minutes compressée contre une famille indienne et trois vieilles sentant l'eau de cologne. Deux minutes où ma vie a défilé en vitesse rapide dans ma tête, deux minutes où je me suis dit : ma vie finalement est plutôt pas dégueux alors ce serait con de mourir maintenant, deux minutes où Patrick Bateman et moi ne faisions qu'un, deux minutes qui aurait pu me couter la chaise électrique dans certains états américains, américains qui d'ailleurs m'ont écrasé mes botines à coup de 120kg each !
Après les deux minutes, le drame, j'ai échoué, j'ai poussé un hurlement plein de vie, d'espoir et de café tabacologique (on a l'haleine qu'on mérite) et j'ai giclé du trottoir, sautant sur mes deux talons hauts sur la route, slalommant entre les voitures comme dans les films de gangsters fou-guedins, m'appuyant un instant sur un capot chaud et rigolant en voyant le vieux appeuré au volant de son audi et j'ai rejoint l'autre trottoir. Celui que maintenant j'appelle le trottoirs des parisiens. Oui le trottoir où les gens viennent faire des achats, pas celui où on se colle devant des vitrines comme des mouches sur de la merde.
De mon trottoir-ami j'ai laissé passer une ciggie and an half en regardant la façade des Galeries. Mais merde quoi ! c'est la même déco que l'an dernier, ok ok fine ! les vitrines changent chaque hiver mais quel est l'intérêt de faire masse devant des matrioshka en Dolce ?! les ampoules sur la facade, ouais t'sais là-haut bah c'est les même, mais si gens provinciaux, six ans que j'suis à Paris, six ans qu'on change pas d'un iota. Et toi, toi venant de Castelnaudary ( allez je marque salope c'est cadeau c'est tag) ne vient pas à Paris pour voir les galeries pendant les fêtes c'est du fric foutu en l'air alors que t'aurais pu acheter un aspi pour bobonne chéwie !
A quoi ça te sert de voir les dernières Jimmy Choo alors que tu fais tes courses chez Andrée ? Sérieux ? Ca te fait rêver ? tu penses que c'est beau, c'est Paris, c'est le rêve, le luxe, amour gloire et beauté dans ta fesse droite (bah oui celle où tu mets ton porte-monnaie) ? Tu fais fi de nous faire chier en attrophiant 5 mètres de nos rues en amalgame de beauffitude et tu t'extasies devant des lumières qui clignotent pensant nous faire zizir ?
Alors gens de la Zone 9 de notre code des transports parisiens je vais te poser une question, une seule ... Est-ce que tu nous vois prendre le train, pour nous agglutiner à, au pif Triffouillis-les-oies, devant vos maisons toutes décorées de sapin pleine de DEL ou de père noyel qui font semblant de rentrer dans la cheminée ou bien de rennes trainant une brouette custumisée de houx et de neige carbonique ? Non ! bon alors sois gentil, restes dans chez toi ! Merde quoi y'a Sissi Impératrice à la télé, tu vas pas manquer ça quand même !

jeudi 17 décembre 2009

Le jour où je t'ai laissé le choix

Hannnn l'heure est grave lecteur de mon cœur en sucre de régime et ce soir owiii ce soir j'ai besoin de ton aide si précieuse !
Je vais te donner un super pouvoir, tu vas avoir presque mon avenir entre tes mains ou au moins ma crédibilité pour la sacrosainte soirée de la saint sylvestre alias le 31 décembre, soit je le rappelle 1000 et des brouettes jours avant l'apocalypse.
Il y a des premiers de l'an où tu viens juste classe avec ta dernière trouvaille de chez promod, h&m, zara, raye la mention inutile et tu essayes de briller de ton originalité lookesque au risque de te retrouver avec une pimbêche face à toi qui portera la même tenue et qui sera persuadée de la porter mieux donc qui se la pètera grave la banane. Alors elle en général, tu te la choppes discretos après minuit quand elle rentre dans les chiottes et tu lui maintiens sa tête in da cuvette jusqu'à qu'elle perde un peu, mais genre bien quand même, connaissance et ensuite tu invite tout tes potes et surtout les siens à venir voir dans quel état lamentable l'alcool l'a mise. Tout le monde se moquera, personne ne croira qu'une sauvageonne lui a sauté dessus dans les chiottes et direct tu redeviens la reine du bal.
Ya les premiers de l'an où tu décides de rien faire parce que tu taffes le lendemain (oui ça arrive de travailler un premier de l'an cf. la Firme) ou bien encore parce que t'es plâtrée, malade, recherchée par la police et même parfois les trois en même temps. Tu décides que la vie c'est d'la merde et que tu emmerdes tout le monde à commencer par le petit bonhomme en mousse que tu as eu le malheur de croiser en allumant ta télé et du coup tu t'enfiles l'intégrale de dexter, fascinée par son scalpel, tout en charcutant avec une grande dextérité (haha tu notes la classe quand même, dexter, dextérité ... non ? p'tain tu crains quand même lecteur) un bloc de foie gras, des huîtres et même un chapon de chez picard qui n'avait rien demandé tout en sirotant (au début) une caisse de champagne que tu finis lamentablement à la bouteille et cul sec en te couchant.
Enfin et oui enfin car y'a pas whatmille possibilités ce soir-là tu te retrouves dans une soirée costumée. Youhou ! Mais une soirée costumée my dear ça demande un choix crucial ! Parce que oui, tu peux faire comme d'habitude et vider ta garde robe à H-2 de la soirée en hurlant : Mais où ai-je bien pu foutre cette robe neuve de chez promod, h&m, zara, raye la mention inutile ! Non une soirée comme ça, ça demande réflexion, organisation et inflexibilité. Oui inflexibilité car toujours toujours tu veux changer en last minute ta tenue, plus sûre que ça fasse bien, que ce soit compris, que ce soit pas hors sujet etc...
je suis invitée donc à une fête costumée. Et je ne sais pas comment me saper. Donc j'ai pensé à toi lecteur d'amûr pour départager mes idées de tenues. Ah oui que je te dise le thème c'est super héros vs nemesis (alias gros vilain méchant pas beau mais souvent 'hachement plus fun que les super gentils). Et attention car des super héros y'en a des auxquels on pense pas et pourtant ils sont incontournables.
Je vais donc te balancer ma liste et sur le côté droit (>>>> c'par là Lionel !) tu pourras voter ! Et si le résultat final me plait je me déguiserais ainsi sinon je ferais comme bon me semble et puis c'est tout !

Fantomette qui rie qui pète qui prend son cul pour une trompette
Alors ouais je sais ça fait pas rêver comme ça d'entrée de jeu et même tu te dis attends Lolita mais Fantomette c'est pas une super héros je me souviens je la dévorais quand j'avais 7 ans ! Et bien que nenni gens virtuels ! Françoise Dupont de son nom perrave de ville mène une double vie : la nuit elle devient super justicière pour romans de bibliothèque rose ! Si ça c'est pas la sse-cla absolue moi je retourne sous ma couette ! En plus elle parle un nombre considérable de langues, connaît la lecture labiale, est une sportive accomplie. Et puis enfin et surtout avec ce froid de mort le bonnet à pompon, plus le masque noir, plus le justaucorps la vareuse jaune, les collants noirs, les ballerines rouges et la cape noire doublée de rouge maintenue par une agrafe en forme de F c'est pas du luxe si je ne veux pas commencer l'année avec encore plus de microbes que je la finis !

Silhouette
C'est le personnage le moins connu du cultissime Watchmen. Pour ceux qui ont vu le film elle meurt dès les quinze premières minutes du film, plus précisément elle est retrouvée morte au lit avec sa maîtresse. Outre le fait que comme moi elle adore visiblement être dans un lit, que comme moi elle préfère y être avec une jolie fille, elle a tendance à vachement me ressembler. Et oui facile pour moi de me grimer en elle, la coupe et couleur de cheveux sont déjà ok et je n'ai plus qu'à me trouver une sorte de tenue de dompteuse en pantalon (et j'ai déjà vu la veste à costumiser en faisant mes achats de la noyel). J'aurais du mal à te dire son super pouvoir, peut-être que c'est juste d'être une super gouigoui en 1949.

Harley Quinn
Alors elle c'est la ze bras droit du Joker ! Normal elle est love de lui depuis leur rencontre dans l'asile où elle travaillait. Elle est drôle et pétillante et surtout complètement déglinguée de la tête tout en montrant toujours un côté enjôleur et sexy. Comme son surnom l'indique Harlequin, s'habille en noir et rouge avec un bonnet, un chapeau à grelots et les piques, coeurs, carreaux, trèfles plein sur elle. Son pouvoir c'est d'être immunisée du poison du Joker ce qui sorti de Gotham-city-les-bains-plage ne sert à rien il faut bien l'avouer.

Xena
Bizarrerie de ma liste sans doute je ne pouvais pas ne pas la citer car sinon les M&M's qui m'ont conviée à cette soirée auraient certainement râlées car c'est elle qui ont envie de me voir déguisé en Xena, princesse guerrière. Pourquoi ? Bonne question je me la pose toujours (car oui ça ne date pas d'hier) mais malheureusement maintenant que j'ai les cheveux au niveau de la nuque il me semble bien difficile de secouer ma crinière face à Hercule Gabrielle. Des super pouvoirs elle n'en a pas vraiment vraiment mais bon elle a quand même une super force car elle dézingue la moitié de la mythologie Grec. Quant à sa tenue et bien tu vois des pièces de cuir ? tu m'en colles une ou deux par-ci par-là et à moi la grippe de trois s'maines ! Sans compter qu'il me faut confectionner ou trouver des armes ... moui, moui, moui ...

La Marâtre
Ça c'est mon joker, c'est un de mes surnoms même : la Marâtre de luxe Parisienne. Mais qui est donc la marâtre ? Et bien cette folle furieuse de belle-mère que c'est récupéré Blanche-Neige parce que son connard de père et pas foutu de choisir une femme équilibrée. Elle communique avec son beau miroir et veux plus que tout au monde la jeunesse éternelle (mouahmouahmouah ... je maitrise bien le rire diabolique déjà tu trouves pas). Pour la tenue c'est pas bien galère car tout comme Fantomette, elle est toute emmitouflée ! Une longue robe noire, une sorte de foulard, qui n'en ai pas un mais bon on peut pas dire capuche parce que c'est un peu la reine quand même, sur la tête et enfin la fameuse couronne. Pour l'anecdote je me suis achetée un diadème l'an dernier qui me fait excessivement ressembler à cette mégère, me reste plus qu'à ramener un panier de pommes et roule ma poule on dézingue Blanche-Neige !

En vrac
Une liste infinie de possibilité s'offre à moi finalement et c'est sans doute ça le problème, dès que j'en parle les noms pleuvent : CatWoman, Wonderwoman, Malicia ou Rogue pour les english, Poison Ivy, Elektra, Mystique, Tornade, Phénix, Etincelle, Claire Bennett etc ...

Ou sinon je peux aussi me déguiser en super Connasse, bah oui la sœur de super connard ! Comment ça tu connais pas super connard ? Mais si voyons, qui c'est qui pousse tout le monde dans le RER et qui te laisse pas sortir de ton wagon, qui pique la place au femmes enceintes et aux vieilles et qui reste assis sur son strapontin même quand les gens sont si serrés dans le métro qu'on a l'impression que c'est un train qui part pour un camp d'extermination ??? bah c'est super connard !

Alors dis, tu m'aides ?


mardi 8 décembre 2009

Le jour où j'ai soufflé ma première bougie

En préparant ma note du jour je me suis prise une claque d’une violence, trois fois le tour de ma culotte sans toucher les bords ! Ouais la culotte, mais pas celle d'en dessous parce que j'en change tût les jours tu vois, mais une autre, elle est crès joulie, elle est rose et noir et ... bon ok on s'en fout !
Figures-toi que Lolita en fait en vrai c’est pas moi. Nan mais calmes toi lecteur d’amûr qui sent la cajoline ! Lolita n’est pas une organisation de 4 adolescents geeks et boutonneux (oui l’un va sans l’autre mais on dirait que eux ils auraient eu le package complet, même t’être ils seraient allergiques et asthmatiques) qui n’ont rien trouvé de mieux que de se faire passer pour une pétasse qui aime d’autres pétasses (non toutes les filles ne sont pas des pétasses sinon je serais hétéro me serais pendue).
Non tu vois je viens de découvrir une effroyable vérité.
En fait Lolita est apparentée au prénom Dolores. Dolores j'assume moins de suite que Lolita tu vois, c'est moins yummy et puis moi tu m'dis Dolores bam je te rétorque Mamma espagnole qui a eu douze enfants et qui elle touche grave bien les bords de sa culotte. Bah ouais moi j'suis comme ça, faut pas m'coller des nom chelou. Et puis comme certaines n'en font qu'à leur tête et connaissant mon vraie prénom (ouais j'ai un vrai prénom mais ça tu vois c'est vraiment une autre histoire et si on commence à s'lancer là-dedans moi je te ponds une note tellement longue que j'en ferais plus avant Noyel 2010) s'obstinent à m'appeler Lolita, voire même Loli, se permettant ainsi une familiarité juste trop abusée sa race j'ose pas imaginer la ribambelle de p'tits noms à base de Dodo, ou Lolo and co.
Ah oui que je te dise, parfois les pixels de mon body se matérialisent et eux et moi on devient réel, du coup on rencontre parfois des bloggueuz' que j'aime bien (oui quand Lolita et les pixels ne font plus qu'un c'est moi et donc je dis je (et oui je mets autaaaaant de parenthèses les unes dans les autres que j'ai envie (tiens une autre rien qu'pour faire chier (si avec ça tu perds pas l'fil c'est qu't'as été Ariane dans une autre vie))))c'est fû nan ! Et du coup ça fous un putain de froid. A toi Lecteur de mon cœur que je n'ai jamais encore vu, qui n'a jamais encore pu partager mon oxygène (enfumé à la Winston (mais bon je crois que je vais changer Winston c'pas trop moi (moi j'suis plus Chester (comme ça j'ai l'impression d'avoir 15 ans, que le paquet est encore marron et que du coup mes toncs l'étaient aussi (j'hésite à fermer toutes les parenthèses d'un coup ... je peux peut-être les fermer proprement une par une... mais encore faudrait-il que je me rappelle ce que la parenthèse précédente disait ...) Nan Allez bam dans ta gueule fulguro-parenthèèèèèse)))))).
Dolores nie en blog, strange isn't it ? Et bien ce prénom n'est finalement pas si étrange que ça. Il vient du soleil espagnol et signifie Douleur...Et là, pour moi ça devient limpide ! Pour toi non ? Ouais mais en fait on s'en fout un peu je suis pas Sainte Bernadette des pauvres bloggueurs moi, si tu piges pas c'est pas mon problème !
Lolita a été choisi un peu par hasard ... En vrai ce blog devait s'appeler "les chroniques de Gwyneth parl'trô". Ouais je sais j'ai déchiré sur ce nom de blog ! Que veux-tu chaque siècle a vu ses génies, here I Am 21st century Baby ! Mais finalement, après avoir préparé bannière et première note j'ai trouvé ce nom moyen-moyen. Alors Lolita nie en blog est apparu dans le dedans de mes chiottes mon crâne alors que j'étais en pleine méditation dans mon crâne mes chiottes. Et v'la t'y pas que près d'un an après je me penche sur ce prénom et donc j'apprends que ce choix totalement inconscient s'apparente à Dolores alias la Douleur.
Et je trouve ça drôle et fascinant toutes ses choses qui me ramène toujours vers la douleur. C'est comme si cette notion faisait indubitablement partie de moi. La douleur de l'âme ça c'est chiant donc je la réserve pour mon autre blog sooo Vip (ouais deuxième vague où j'te fous un vent lecteur de mon cœur car ce blog il faut le demander gentiment, voire même grave le mériter pour que j'active l'accès) et la douleur de l'être j'en parle pas ici car tu sais c'que dit l'adage, c'est ce qui en parle le moins qui en font le plus, ha !
Mais là du coup, un coup d'humanité, l'approche des fêtes, j'ai envie de partager ça avec toi parce que de toute manière tout me renvoie sans cesse à ça. C'est comme les gens que je rencontre en général (en général means pas tout le monde mais quand même la grave grosse grande majorité) me parlent de ça. Soit en me questionnant (genre courrier des lecteurs : Lolita, doctoresse S de la douleur j'écouuuuuute ... ) soit en confrontant avis, expériences and co.
Il y a des stats qui disent que dans toutes conversations virtuelles, surtout sur les forums bah quand les gens s'engueulent le nom du petit Sarkozy Hilter revient systématiquement sur le tapis alors que lui et ses cendres ils sont kikil dans leur blaukhaus. Et bien moi, dans le real life j'attire souvent les conversations sur le bdsm. Sans qu'j'en parle hein ! Sans que je porte mon tee-shirt où il y a écrit obedience school hein ! Sans que je fasse une petite danse pour attirer l'attention en disant youhou c'est my favorite sujet de conversation, d'ailleurs je ne sais parler que de ça hein !
Non vraiment je ne me revendique de rien et pourtant si je fais un rapide feedback avec mes souvenirs de soirées, de rencontres, de one shot, de discussion sur le net ou de personnes simplement croisées depuis que j'ai genre 20 ans et bien m'en parlent, pratiquent, usent et abusent, sont tentées, en sont revenues etc... Il suffit que je sympathise avec des gens autour d'un buffet de crud' pour qu'en arrivant au buffet de desserts le sujet sur sur la moquette.
Du coup j'me dis (oui je m'en dit des trucs si tu savais !) peut-être que c'est pas si inconscient que ça? Peut-être qu'il y a des signes chez moi qui attire ces personnes, qui du coup se disent Lolita trop obligé c'est noté dans la case de ses hobbies et loisirs sur son CV. Je fais donc avec ... car je t'avoue j'aurais du mal à faire sans.

Totalement doppée par cette découverte je me suis mise à regarder la signification de Lolita versus mon prénom. Et bien c'est comme l'histoire de l'astrologie qui en a traumatisé certaines ça a le mérite de calmer sur le coup quand on le lit mais le mélange des deux me reflète assez bien j'en ai peur. Je te le livre en vrac et même je vire ce qui ne me plait pas, oui Madame on est dans le règne de la censure alors je coupe c'qui dépasse !

Mon côté Lolita
Batailleuse, passionnée et éternellement libre, Dolores Lolita est une femme décidée et volontaire. Elle n'est pas de celles qui s'attachent facilement ni sur le plan sentimental, ni à des biens matériels. Malgré sa force, elle a ses moments de fragilité et même de faiblesse et c'est à ces instants-là qu'elle a le plus à craindre de ceux et celles qui la jalousent. Lolita possède une nature sensible, même si elle ne montre pas toujours ses émotions. Éprise d'équilibre et d'harmonie, c'est une esthète. Souvent marquée par la famille, elle peut vivre cette empreinte familiale dans le bon sens comme dans le mauvais. Elle n'est pas dépourvue d'une certaine force intérieure qui la rend efficace face aux dures réalités de la vie. Ne manquant pas de sens pratique, friande d'indépendance et capable de prendre des responsabilités, elle est ambitieuse et montre une grande confiance en elle-même.
Enfant, elle n'est pas forcément docile, notamment lorsque les parents font preuve d'un autoritarisme auquel elle est allergique : c'est un « caractère » ! Son sentiment de justice est exacerbé. Aussi, à la moindre attaque inique à ses yeux, se révoltera-t-elle, se dévoilant ainsi agressive et ingouvernable. En revanche, en favorisant son sens des responsabilités et en considérant son individualité, ses parents sentiront son besoin d'être valorisée et son souci de bien faire, qui est certain. C'est ainsi qu'on peut la voir tour à tour conciliante, sensible, active, disciplinée, perfectionniste, même, lorsque l'harmonie règne au sein de sa famille. Puis rebelle, révoltée, agressive, prenant facilement le chemin de l'inactivité, de l'indolence ou de la paresse lorsqu'elle manque de motivations affectives.Du fait qu'elle possède une certaine profondeur intérieure, Lolita peut aimer l'analyse, la réflexion, voire les réflexions intellectuelles, qui pourraient l'amener un jour à s'intéresser aux domaines de la psychologie, de la parapsychologie, de la sociologie. Elle aime plaire, pouvant apparaître séductrice, parfois même narcissique. Elle aime aussi être nécessaire aux autres c'est son côté « protecteur » mais peut avoir une fâcheuse tendance à en faire trop, se mêlant plus qu'il ne convient des affaires des autres. Enfin, elle apprécie les belles choses (bijoux, toilettes...), le luxe, et tendra à rechercher un nid douillet et confortable. Sentimentalement, elle est sélective, donc difficile dans ses choix, ce qui peut la conduire aux remises en cause ou au divorce, ce que pourtant, au fond d'elle-même, elle n'approuve pas. Elle est aussi exigeante, autoritaire et perfectionniste, aussi faut-il que l'élu soit souple, malléable et estimable.


Mon autre côté qu'on appellera Lolita aussi c'plus simple (même si en vrai hein même Lionel, fidèle lecteur de mon coeur l'aura compris je ne m'appelle pas Lolita ...)
Lolita est une vraie charmeuse. Son but premier : rallier les gens à sa cause. Ses atouts : une grande éloquence, une bonne intuition. Ne voyez aucune mauvaise intention à son attitude, essayez plutôt de l'apprivoiser et vous découvrirez alors en Lolita quelqu'un de doux.
Lolita peut apparaître plus dure, plus stricte, qu'elle ne l'est en réalité... En fait, elle est hypersensible et somme toute assez vulnérable. Face à l'hostilité, elle a souvent tendance à se replier sur elle-même, en évitant les affrontements. Pourtant, c'est une femme courageuse, fière, déterminée, qui déteste l'injustice, la flatterie, le mensonge, et est tout à fait capable de commander et d'assumer des responsabilités. Elle possède un esprit novateur et a besoin de vivre ses propres expériences, capable en cela de se sacrifier pour une cause qui la touche. C'est une femme assez complexe. Elle est souvent partagée entre un côté égocentrique, autoritaire, exigeant, surtout si elle est née un 1, 10, 19, 28, ou si elle possède un chemin de vie 1. A l'opposé se trouve en elle un autre côté, altruiste, idéaliste, surtout si elle est née un 9, 18, 27, ou si elle possède un chemin de vie 9. Enfant, Lolita est sage, disciplinée et réservée. Elle est autonome et se révélera une soeur aînée remarquable, capable de remplacer les parents le cas échéant. Attention toutefois de ne pas abuser de sa gentillesse, c'est une proie rêvée. Il serait souhaitable de la faire participer à des activités extérieures qui lui permettront de trouver le juste équilibre dans sa relation avec les autres et l'environnement.
Ambitieuse, Lolita cherche à diriger, avoir la première place dans la vie et attirer l'attention sur elle. Elle aime le spectacle et a besoin d'être reconnue et adulée... Tout à la fois idéaliste et matérialiste, elle est sensible au standing ainsi qu'au confort que procure l'argent. Sentimentalement, elle est exigeante et entend dominer. Sensuelle, elle est jalouse et entière et, si elle est fidèle, loyale et franche, elle demande la réciproque à son partenaire. Sa rudesse et sa brusquerie cachent en fait une grande générosité et beaucoup de sentiments.

Hanlala c'est tout moi tout ça, comme quoi même pour un simple choix de surnom de pixel y'a vraiment pas de hasard.
Et sinon hier Lolita a eu un an, sois gentil fais le bisou !



jeudi 3 décembre 2009

Le jour où Tic et Tac sont devenues les rangers du risque

J'avais commencé à faire une note trop drôle genre youhou on s'éclate trop dans la life d'une Lolita depuis quelques jours, sur mon zapbook bleu. En fait j'ai plusieurs sujets de fond qui vont transcender ta vie terne et sans saveur, tel la solidité controversée des couverts Guy Degrenne (Maître de la table et des matières), ou aussi comment j'ai été il y a quelque temps Ministre de la Couleur et du Système Métrique et comment j'ai grave chirdé dans ce rôle ou bien encore te parler de ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux les flics les Schtroumphs, mais voilà ce matin en arrivant à la Firme toutes ses notes exceptionnelles ont été dézingué (NDLR(ce qui ne signifie pas Note de la Rédaction mais plutôt Notre Dame La Rigolade): les flics tu peux les qualifier de schtroumphs mais tu ne peux pas dire l'inverse).
Donc ce matin j'arrive à la Firme (à la Firme quoi ? à la firme ta gueule ! (désolée pour les facebookeurs de la redondance d'expression mais j'adore dire ça ! (ah oui sinon mon nouveau cruc bien agaçant pour que tu comprennes encore plus rien à ce que je dis c'est de faire des parenthèses dans les parenthèses (voire même des doubles parenthèses (ou des triples c'est selon) ou pas) du coup mes phrases veulent plus rien dire, mais c'pas de ma faute c'est genre une figure de staïle post-moderno-lolitesque tu vois) ... par contre avec toutes ses pauses parenthèses je m'embrouille un peu la tête.
Donc légère et court vêtue enroulée de deux écharpes et les yeux pleins de crottes de pigeon je suis arrivée dans les vestiaires des meufs où certaines de mes collègues étaient en pleine transformation, d'êtres humains elles passaient à Firmettes, braves PPDM (petit personnel de merde (j'en fais partie hein du PPDM faut pas croire)) au féminin. Près de mon casier, en petite culotte, les yeux aussi ouverts que les miens je vois Tic, une de mes collègues.

Ah oui que je t'explique le syndrome Tic et Tac. Vois-tu lecteur de mon cœur, pour tenir la cadence sur des journées de travail qui affichent facilement 12, 15heures au compteur, il faut de la motivation. J'ai eu beau chercher sur ma fiche de paie, de motivation il n'y a point. Du côté de mes clientes c'est comme qui dirait quitte ou double. Bah ouais des fois tu sais plus où donner de la tête tellement tu te croirait aux Bon Marché, tant tu as des merveilles râcées et élégantes mais hors de prix et certains jours tu te croirais dans la file d'attente de la poste, aux heures charnières où les morts-vivants vieux sortent de leurs tanières pour te faire perdre un temps de guedin. Force est de constater qu'il est important d'avoir une constante dans la motivation mon subconscient gourmand a décidé pour moi de me faire systématiquement crusher sur deux de mes collègues. Et oui pas une, mais deux, parce que tu vois, c'est là où ma tête m'épate, c'est que si l'une d'elle est en congé, l'autre et là pour charmer ma journée. Donc oui je les appelle Tic et Tac car vois-tu Laurel et Hardy c'est pas très glam. Tac c'est la grande charmeuse qui fait blusher le dedans de ma culotte mon cœur dès qu'elle m'adresse un sourire, qu'elle apparait, ou qu'elle me parle et que je fait blusher des joues au moindre contact visuel et Tic c'est une collègue trop joulie avec qui je travaille très régulièrement et avec qui je m'entend extrêmement bien. La théorie de Tic et Tac a commencé dès mes premiers pas professionnels et c'est affligeant mais ça reste d'actualité.

Tic, avec ses yeux endormis et sa petite culotte violette me dit qu'elle s'est loupée ce matin au réveil, je lui explique que pour ma part je me réveille à 5h00 (commençant à 7h30) car ces derniers temps je mets presque d'une heure et demie à sortir de mon lit tant c'est dur. Et là, bimbamboum, Tic fond en larmes dans mes bras. Car ce que je ne t'ai pas expliquer c'est que Tic a fait un Burn Out. Et que suis en plein Burn out à mon tour. Je t'arrête tout de suite toi, et ton esprit lubrique, un burn out n'est pas une descente d'organes mais un syndrome d'épuisement professionnel. Je sais c'est moins spectaculaire mais ça colle bien les miquettes quand même. Tu vois le concept de la dépression et bah là c'est ton corps qui déprime et qui du coup se barre en toastinette ! Je ne sais pas ce que ça a fait à Tic, parce qu'elle s'est directement mise en arrêt maladie pour calmer le bousin mais je sais bien ce que ça fait dans le dedans de moi depuis quelques semaines. Déjà tu as du mal à te lever pour aller travailler. Ouais, gniagnia tu vas dire qu'on est tous comme ça. Mais non car sur l'échelle du mal à s'lever le burné (!) il a beaucoup beaucoup beaucoup de mal, ce qui tu l'admettras fait une putain d'différence. Ensuite t'as du mal à te coucher. Pas parce que t'as peur du boogieman sous ton lit, dans ton armoire, dans ton cul, mais parce que tu es oppressée, tu paniques, tu te sens écrasée, tu es bad timing de tout, en deadline constante et même tu fais des crises d'angoisse sous ta couette submergée par des pics de tachycardie, des douleurs dans le bras et j'en passe. Ensuite tu es irritable. Alors légende est que je suis toujours irritable. Sauf que quand je vais bien, genre j'ai pas dormi de la nuit parce que j'étais dans de beaux draps, et bien mon humeur est vachement lumineuse et tout glisse (si tu m'permets). Le Burn out y fait que même si t'as passé une pure nuit de baise et bien tu restes cette vieille connasse aigrie et acariâtre qui déraille au moindre gravier. Enfin tu pleures, tu manges plus ou que de la merde, parce que la merde ça se cuisine en instantané, tu paniques et ça constamment.
Bref le plus déstabilisant dans ce syndrome c'est l'absence de contrôle que tu as sur ton corps. Et encore je t'ai fait un portrait rapide parce que j'ai d'autres chattes à fouetter.
Ma Tic, malgré sa pause de presque un mois ne se sort pas de cet état car à la Firme le burn out c'est un concept aussi flou que chais pas moi ... la vie privée. Aucunes des grandes blattes dirigeantes n'a pris en compte son état qui est quand même un baromètre flagrant de la vie de l'entreprise. Pour ma part j'ai disparu pendant 5 jours voulant combattre ce syndrome sans écouter ma merveilleuse doctoresse qui pour une fois me tendait un arrêt maladie de bon coeur tant elle était choquée de ma crise nerf constante. Mais à mon retour, moi aussi j'ai constaté que tout était toujours pareil et tout m'affectait dans le dedans de mon crâne migraineux mais aussi dans mon corps.
Alors j'ai parlé à Tic, j'ai écouté ma voisine de casier vider son sac, je l'ai serré fort, l'ai cajolé, ai partagé mes symptômes, et j'ai surtout profité de la présence d'une déléguée du personnel pour faire tout ça.
Car oui j'ai compris qu'à la Firme pour se faire entendre il fallait demander de l'aide à Dieu. Et Dieu ce n'est pas forcément celui qui a le plus de zéros sur sa fiche de paie mais plutôt celui qui gueule le plus fort.
Aujourd'hui et pour la première fois Tic s'est retrouvé dans le bureau de la direction, avec son incompétente de cheffe et la ribambelle de délégués pour trouver une solution à la non organisation de son service qui fait que comme moi, elle se foutrait bien sous les rails du métro de la ligne 3 le soir après 12h de taff.

Nanméoh ! On ne touche pas à mes crush sans en payer le prix ! Who's next ?!