lolita c'est moi ...
lolita c'est moi ...
lolita c'est moi ...
lolita c'est moi ... et parfois toi, vous, elles.

mardi 15 juin 2010

Le jour où le Poupoupidou est devenu Légende


Cher Lecteur de mon coeur qui sent bon comme un sapin de voiture il y a quelques jours (bon ok quelques semaines mais oh hey ça va hein j'étais très occupée) c'était un jour de fête et d'allégresse, un jour où t'investis direct tes économies chez Quality Street pour qu'il couvre l'évènement du jour !
Il y a un an et des apparaissait dans nos vies mornes et tristounes (ou pas) un projet fou dans la tête d'une professeuse folldingue à crête : la plateforme Lezspace.
Des filles à gogo et pas n'importe lesquelles ! L'élite des lesbiennes bloggeuses ! Une vraie révolution ! Plus besoin d’ouvrir un million d’onglets pour voir l’actualisation des blogs (pour les moins geekettes) et en tout cas plus besoin d’rss-er hey chérie j’te rss-erais bien entre 5 et 7 des blogs glanés deci-delà à coup de salope lesbienne de Castelnaudary sur Google (c'est tag c'est cadeau).
Si tu m’es fidèle saches que moi pas tu sais que j’ai vainement tenté de me faire embaucher en tant que reporter de choc et de charme pour couvrir les évènements lesbiens de la capitale où je ne vais quasi jamais ! Et bien tel le coyote qui veux chopper Bipbip je n’ai pas dit mon dernier mot et c’est à l’occasion de cette première bougie que j’ai décidé de mettre au point un nouveau plan machiavélique ! Gniakgniak ! Assistantes, faisez péter le paper board de la conquête du monde chapitre lezspace siouplait !!!
Cheval de Troie → Gâteau → Fête d’anniversaire → Lolita → Gâteau → Armement → Menace → Embauche
T’as compris ? Heinhein Lecteur de mon cœur t’es lent comme un pacemaker en fin de vie alors je t’explique !
Puisqu’il y a birthday, il y a fête ! Il y a fête où d’ailleurs tu ramènes ton cul sinon la taulière risque de se fâcher toute rouge comme sa crête ! A l’occasion de cette fête de foulie je vais faire un énormous gâteau en hommage à cette belle année passée en compagnie virtuelle d’un paquet de meufs terriblissime (BA dire un compliment…check).
Le jour J du D day je me cacherais dans le gâteau … Au moment du soufflage de la bougie bam ! je sors du gâteau nue avec mon AK47 de compet’ et, de manière civilisée et quelque peu menaçante, je chanterais Happy Birthday Miss President demanderais à Mat, la taulière de m’embaucher. A mon avis, devant l’assemblée ébahie à qui j’aurais collée les miquettes en deux/deux elle ne pourra pas refuser. Au pire je tue une ou deux bloggueuses que j’aime pas trop et là … bah à moi amour, gloire et beauté !

J’ai jusqu’au 19 juin donc pour mettre en pratique tout le génie que Cyril Lignac et Jamie Oliver vomissent dans le dedans de ma télé. Et comme je suis sympa et créative je vais te dévoiler un bout de ma recette. Comme ça toi aussi, lecteur de mon cœur en bergamote pourrite, tu pourras faire un bon gâteau « conquête du monde ».

Lez'cake préparation

- Tu prends un grand moule (non j'la ferais pas elle est trop facile, trop attendue, je vaux plus que ça).
- Tu tapisses le fond de kleenex histoire de bien absorber ce qui suit.
- Tu égraines les peines, les douleurs, les bleus, les ruptures, la haine, l'incompréhension et tout ce qui t'as donné envie de casser la tête d'un paquet de monde cette année.
- Tu fais flamber, un grand feu de joie et s'il te plaît t'es intelligente tu mets pas ton museau au dessus parce que c'est le principe d'un flamby du flambage aie aie ça brûle c'est chaud fais gaffe quoi.
- Tu vides tout ce fumier dans une poubelle verte histoire que pendant l'année qui vient ça revienne pas. C'est comme un exorcisme tu vois mais sauf que là on éventre pas des chats.
- Tu rinces pour faire place nette.
- Ensuite en vrac tu verses généreusement des soirées, des moustaches collées partout, des rires, des putains d'fous-rires, de la complicité, de l'amour, des bisounours, des lipsticks aux couleurs de l'arc-en-ciel, des projets, des bébés, de l'engagement, de la fierté, de la visibilité. Bref comme disait Lolita's mum un peu d'amour un peu d'alsa et voilà !
- Tu y rajoutes que ce qui te donne le smile parce que bon après tout à chacune sa recette du bonheur.
- Tu relèves avec un grosse grosse rasade de sex, tu lésines pas hein parce que bon sinon ce s'rait pas une douceur ce bon dieu d'gâteau.
- Tu enfournes, thermostat à donf, tu sais c'qu'on dit hein plus c'est chaud, plus c'est bon.
- Tu prends ta plus belle écriture ... et si t'es doctoresse tu le fais faire par une complice copine et tu écris Joyeux Anniversaire Lezspace.

Bon on s'voit samedi ?! Je te laisse car ... arghhhhh j'ai rien à me mettreeeeeeeeeee !

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samedi 19 juin / 18h - 2h / L’Hélicon - 99 rue de Charenton - Paris
Les infos sur LezSpace



jeudi 10 juin 2010

le jour où j'ai fait du goutte à goutte


J'ai du péter tout mon protocole de posting de notes pour te parler du truc chiant comme le soleil (les absents ont toujours tord, le soleil n'est pas là donc c'est de sa faute) qui m'arrive depuis quelques jours.
Dans ma tour d'ivoire de cinq étages il y a mon penthouse parisien, soit mes trente mètres carrés trop chouquinou comme une dollhouse. A l'extérieur de ce charmant chez moi qui sent bon le teck et tonka il y a en sus d'une voisine très borderline (je crois qu'elle est cartonphile... elle collectionne les cartons sur le palier et après brrr ... me demandez pas ce qu'elle en fait JE NE VEUX PAS LE SAVOIR !) j'ai aussi ... des tuyaux. Bah oui désolée c'est d'un banal affligeant mais oh hein quoi tu croyais qu'on était dans Gossip Girl et que mon palier était plein de moulures, de dorures, de raclures et bien non j'ai des tuyaux peints en jaune orangé et même une échelle (ce qui n'a aucun rapport avec l'histoire que je vais te raconter lecteur de mon coeur mais bon c'est juste pour situer, si un jour tu viens à une séance de cartonphilie chez ma voisine et bien tu seras qu'en face c'est oam).
Un soir, tard, tel un tamanoir, je rentre dans le noir de la Firme. Je me dis tiens oh c'est bizarre mon paillasson, enfin les lézards qui sont dessus sont plus sombres que d'habitude. Comme je me soucie de la vie de mes lézards en poil de cul brun j'ai posé mon sac et j'ai touché mon paillasson. Verdict : trempé ! Levant la tête vers le ciel vers le plafond j'ai eu une vision d'horreur, le gros tuyau d'arrivée d'eau qui se situe, j'te le donne en mille Mimile, au dessus de ma porte suinte comme un furoncle en pleine éclosion !
Là telle super Mario Bros je sors ma grosse clef de douze (han j'ai toujours rêvé de dire ça) et je tente d'éradiquer la fuite.
Bon j'ai un léger soucis de dyslexique qui fait que je ne sais jamais dans quel sens tourner une clef dans une serrure donc bien évidemment j'ai tourné l'écrou dans le mauvais sens et me suis prise la douche froide que je méritais. Acceptant d'être plus princesse Toadstool que le gros moustachu j'ai balayé mon game over d'un appel à l'aide à mon propriétaire, lui glissant un petit mot doux décrivant l'urgence du bousin.
L'urgence était là, car bien sûr jouant de la lame de quinze de la clef j'ai en quelque sorte, mais très légèrement amplifiée la fuite. Enfin tu vois aggravée au point de prendre une douche en continue sous une cascade fine mais une cascade quand même, bref une cascadette.
Mon proprio n'étant pas le roi de la rapidité j'ai du me résigner le lendemain, après avoir retrouver mon palier inondé, de couper l'eau. Car ce gros tuyau de merde qui fuit et bien il a au moins l'avantage d'avoir une vanne bleue, l'arrivée d'eau.
Me voici donc depuis quelques jours coupée du monde de toute source d'eau. J'ai l'impression d'être Evangeline Lily dans Lost mais en plus propre et de devoir remplir des bouteilles d'eau une à deux fois par jour pour faire des crucs usuels. Nan mais tu n'imagines pas Lecteur d'amour à la fraise le pouvoir de l'eau. L'eau si elle voulait elle pourrait être Maîtresse du Monde ! Et oui les chéries, ton café comment tu le fais couler sans eau hein ?! Et tes dents, et ton cul, et ta tignasse, sans eau c'est woilou la douche ! j'ai du me contraindre à une ablution par jour faisant couler l'eau pendant que je garrositais la fuite avec des serviettes et à remplir des casseroles d'eau pour le reste du temps.
Il y a un autre point qui est devenu un vrai stress. Les wc. Et oui sans eau, tu peux toujours aller pisser hein c'pas ça le problème. Non le problème c'est la chasse. Pas la chasse aux canards Lionel putain qu'il est con lui aussi hein. Et bien là belote et rebelote je suis obligée régulièrement, étant une miss-pisse-trois-gouttes, de sortir, monter sur un tabouret, ouvrir cette vanne, descendre du tabouret, tirer la chasse, revenir éponger la fuite et attendre un peu que la cuve se remplisse. Ouais c'est hyper pensé comme truc je sais.
Donc ça, ça va bien quand t'es seule chez toi, pas quand t'as décidé d'inviter des potes chez toi pour une dînette, ne parlons pas d'Anne Haunyme qui est punie de chez moi tant que ce ne sera pas réparée.
Prenons l'exemple de ce soir, où Ginette, la femme qui se croit parfaite vient faire une dînette en salopette. Et bien hormis si elle s'est faite poser un drain depuis la dernière fois qu'on s'est vu, ce qui m'étonnerait car elle aurait bien fait partager l'expérience à ses lecteurs je sens que ça va vite me saouler. Déjà en arrivant après les bisettes d'usage je vais devoir la prévenir que si elle souhaite se repoudrer le nez se soulager en faisant des sudokus dans mes toilettes et bien il faudra qu'elle me prévienne genre dix minutes à l'avance et que si, on ne sait jamais, c'est pour la grosse commission et bien là elle m'envoie un mail une heure à l'avance et j'irais inonder le palier rien qu'pour elle. T'imagines le malaise auquel je me prépare depuis ce matin. Je me suis même dit bon allez c'bon on va bouffer dehors on s'en fout mais ah ! ce serait la priver de ma merveilleuse cuisine picardienne (non pas de picardie mais de chez picard).
Mais c'est alors que je pleurais sur mon sort que le vrai, le seul, l'unique, super Mario Bros mais sans la brosse histoire de passer incognito est arrivé à ma porte.
Et en deux/deux le voilà à cheval sur ma rambarde, ♪♫♫ ahhhahhhahhhahhhh en apesanteur♪♫♫, en train de changer le joint d'Hubert mon tuyau (oui à force on est devenu proche j'ai du lui trouver un nom).
Et bien je vais te dire un truc, Mario il est un peu du genre branleur. Parce qu'à la fin de l'intervention il a osé me dire que pfff franchement le faire venir pour un malheureux joint quoi merde c'était quand même une putain de perte de temps, sous-entendant je pense, que j'étais un peu une espèce de meuf incapable de se servir d'outils. j'ai hésité à l'attraper pour les cheveux (qu'il n'avait pas) pour lui frotter la gueule sur le parquet que j'ai si brillamment posé, ou encore sur la cuisine que j'ai monté (bon ok avec un pote mais fuck j'ai fait l'arpette quand même) et puis non, je me suis ravisée. Marquant un temps silencieux j'ai juste conclu sa visite en lui rappelant que hum chacun son métier, ce qui chez moi sous-entendait bien sûr chacun sa merde.

Bon maintenant que c'est réparé je vais faire semblant d'avoir fait la cuisine. Ginette ramènes tes michettes la dînette est prêêêête !


mardi 25 mai 2010

le jour où j'ai suinté sur le macadam

Bon t'as vu ça fait quelques semaines que je te dis rien et tu vis ça comme la plus grande des putasserie d'injustice de la Terre du Milieu, et je te comprend. Mais sache que je le fais dans un seul but : la flemme toi lecteur de mon coeur de coeur de pirate et de pierre. Et oui tu vois je peux pas te servir tout et n'importe quoi sur ce blog, il faut des sujets de fond, le poids des mots, le choc des photos, des thèmes qui t'élèvent un peu plus à chaque fois, pour que toi aussi tu atteignent l'Elolitisme.
Alors saches-le trouver un sujet en or ce n'est pas chose aisée. Et une fois qu'il est là, qu'on le tiens tel un précieux anneau dont je ne citerais pas le nom par soucis d'anonymat et bien encore faut-il se découaner le cerveau et faire un texte qui balance pas mal à Paris, ça balance pas mal qui envoie du pâté dans ta petite face de pet.
Et ça une fois de plus ce n'est pas une mince affaire. Parce que même si je suis funny funny and good good spirit et bien je suis humaine after all et je doute, parfois je me dis que j'écris de la chiasse et que vous êtes bien de venir vous hasarder ici. Bon après je me dis que même Christophe Maé a des fans malgré son ... euh comment on dit ? Ah oui son vomi art tout personnel Et enfin les textes que j'ai dans la tête faut que j'arrive à me coller devant l'écran pour te les raconter, te retranscrire mot pour mot les merveilleuses réflexions de mon lobe droit et ça je te le donne en mille Pétronille y'a qu'à regarder ma fréquence de posting ce n'est pas gagné.
Je voudrais te promettre que je vais au moins apparaître dans tes flux rss une fois pas semaine mais soyons honnête je suis une feignante née ... et une menteuse aussi hummmmm ... Donc oui lecteur de mon poumon gauche (oui je te déplace, c'est un peu comme si on refaisait Il était une fois la vie, la semaine prochaine tu seras mon globule ou ma trachée) je te promets que je te raconterais des trucs palpitants chaque semaine ! I Promise ! Wood cross, iron cross, si j'mens je s'rais bouffée par les vers !

Maintenant que tu connais more or less le cheminement de ma prose (oui je ne doute de rien on est lundi matin) je vais enfin te balancer le sujet. Et ouais parce que tu vois avant c'était l'intro, le plantage de décor, qui, en plus comme je suis folle forte n'a riiiiien à voir avec le sujet... Ce sujet de fond, mûrement réfléchi : les ampoules !
Ouais mais oh hein c'pas n'importe quelles ampoules, c'est l'ampoule du pied, celle qui suinte, celle qui économise ton énergie tellement tu hésites à bouger quand t'en as, limite tu étudies le pourquoi d'un quelconque mouvement et c'est parfois comme ça que, tu loupes une station de métro parce que bouger c'est bobo.
C'est enfin l'été et j'ai donc ressortie ma belle paire de miches sandales à talons vernis. Cette magnifique paire qui me tient en l'air par deux simple brides laquées. Presque le rêve américain à l'échelle d'un oignon de pied ... tu vois le concept. Elles m'ont faite rêver, dans leur boîte. Et après une nuit elles m'ont faite hurler, et saigner des pieds.
C'est fou quand même que deux malheureuses bridasses de merde, oui non mais j'étais colère donc quand j'y repenses j'insulte mes chaussures c'est normal, donc t'as deux trucs qui te traversent le pied tu te retrouves en une heure de tournée des grands ducs d'Oberkampf (cherches pas Lionel, y'a pas de Duc d'Oberkampf ... pffff) avec deux brides d'ampoules.
Tu sais que je suis rentrée du Nouveau Casino dans la nuit pieds nus, tu sais que j'ai pleuré ma petite race le lendemain avec cette barre de fer, cette barre à tout faire dans mon crâne en contemplant l'ampleur des dégâts.
Bilan à chaud : Aille.
Résultat : une semaine de tongs. No more talons. Du coup je n'ai pas acheté d'autres chaussures de l'été, un traumatisme presque.

En début de semaine dernière j'ai ressorti d'entre les morts de mon dressing la dite paire. J'étais un peu pleine d'appréhension, j'avais même sortie mes tongs prête à passer l'été avec. Non mais qu'on soit bien claire, enfin surtout toi moi j'adore les tongs mais bon faut savoir varier les plaisirs c'est comme tout.
Histoire de faire une sorte de thérapie de la sandale à brides abattues j'ai décidé d'aller faire mes courses avec chez l'ami qui venez du froid : Picard. Et bien c'est là que le corps humain te fout une putain de belle leçon en travers de ta gueule.
Car oui le pied il se souvient lui, il s'est adapté à la chaussure, il lui a suffi d'une fois pour ne plus reproduire la même erreur. Au final la shoes que t'a maudite comme une exe qui t'a plaqué comme une merde et bien ça devient ta meilleure amie de pied, pas comme une exe enfin ça dépend ouais mais non.
Et voilà Lolita et les sandales à brides vernies vécurent heureuses et hautes perchées et eurent beaucoup de verrues moccassins à glands Jimmy Choo.

Elle est pas belle la mirabelle ?


mardi 27 avril 2010

Le jour où j'avais une bonne excuse


En lisant le communiqué de mix-cité Rennes qui, à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie (Maladie non virale mais relativement grave puisque amputant entre autres la partie tolérante du cerveau humain) le 17 mai ET de la marche des Fiertés (parce que si t'es fière d'être gay tapes dans tes mains *clap,clap*) le 12 juin, ont décidés de collecter des témoignages sur le coming out à base de pow,pow,pow,pow « Et toi, ça s’est passé comment quand tu l’as dit ? », je me suis rendue compte que, primo avec cette phrase je risquais de détenir le record du monde catégorie papillon de lumière de la phrase la plus longue et deuzio je ne t'avais jamais racontée mon outing à la Firme.

Je ne suis pas quelqu'un qui se cache derrière un "mon amie" hasardeux et lorsque je discutasse avec mes collègues, boss ou clients je ne modifie pas la réalité histoire d'être dans une norme que je ne comprend pas. Alors en vrai, un coming out professionnel y'en a normalement pas vraiment, c'est un fait c'est comme ça et puis c'tout. Mais c'est vrai qu'il y a l'art et la manière d'annoncer le bousin. Alors tu crois m'connaître lecteur de mon coeur en canderel et tu m'imagines déjà courant dans le hall de la firme un rainbow flag en guise de cape avec un masque à paillettes sur le visage hurlant c'est moi super gouigouiiiiii ! ou bien encore faisant des avances à mes plus charmantes collègues (Tic et Tac rangeuses du risque je te le rappelle), en lui glissant des mots doux dans leur vestiaire ou en leur proposant d'améliorer leur connaissance en tableau excell en tête à tête. Et oui car saches-le Lecteur qui sent bon le poulpe frais, à la Firme quand tu sais faire une formule d'addition sur excell t'es une sorte de Déesse, alors autant te dire que je suis Reine de l'Univers et de la Milky Way avec tûtes les connaissances que j'ai sur excell.
Et bien non désolée de te décevoir, ou pas, mais bon j'ai fait plus original, une sorte de happening du Coming Out.
A l'époque, once upon a time, so so far away, in an other galaxy je partageais en gros mon temps entre mon appart et celui de La Sphynge, je venais de faire ma première semaine à la Firme et j'étais même genre, trop contente de travailler là-bas (bon depuis tout le monde sait que Firme=grosse connasse).
Le lundi, donc de ma seconde semaine, pointe le bout de son nez et je travaillais le soir. Qui dit travailler le soir dit espoir grasse mat' et c'est donc sans aucun scrupule que je restais légère et courte vêtue en mode étoile de mer dans le lit haut perché de la Sphynge alors qu'elle s'était levée à l'aube pour aller travailler. Bon quand même j'avais grommelé un bon courage en l'entendant claquer la porte hein, parce que bon, mine de rien, je sais être hyper civilisée pour pas dire la femme parfaite. Et puis j'avais entendu un truc en retournant la tête contre l'oreiller, un truc capital tu vois, mais bref l'appel de Morphée a parfois la priorité, donc sur le moment j'ai zappé ce fameux détail.
Puis vers 11h, après avoir fait mes étirements de chattes dans le lit j'me suis quand même décidé à redescendre de sa cabane au Canada pour prendre un café vite fait et repartir en direction de chez moi pour une quick douche un ravalement de façade. Et oui tu sais ma passion pour les travaux d'appartement et bien le sien était aussi en chantier et la salle de bain impraticable sauf si t'as fait Koh-Lanta.
Donc café ingurgité, Lolita rhabillée, vers la porte je me suis dirigée.
Et là, tu vois, c'est là que le détail tchue. Car le bruit que j'avais entendu, n'était pas issu de mes rêves mais bien de la réalité, ce bruit, lecteur de mon coeur, c'était celui du verrou, de la clef qui tourne, et qui t'enferme à l'intérieur.
Alors là, plan de bataille et stratégie, j'ai sorti mon fidèle paper-board pour étudier les diverses options :

A- Appeler la Sphynge et lui demander où elle cache la seconde clef qu'on a tous en cas de galère
B- Me la jouer Arsène Lupine et réussir à ouvrir la porte avec un cintre
C- Sauter par la fenêtre
D- Hurler jusqu'à ce que les pompiers arrivent et défoncent la porte
E- Ne pas aller travailler
F- Laisser enfin s'exprimer la Super Heroes qui sommeille en moi et traverser les murs

De ce plan de bataille j'ai du, contrainte et forcer, rayer un paquet de mentions inutiles. La demoiselle ne répondait pas à son téléphone et ceux malgré mon message flegmatique mes quinze messages empreints de panique. Ensuite en démontant un cintre je me suis fichue une branche en métal dans l'oeil, donc j'ai abandonné, la vue c'est la vie quoi. L'environnement fut attentivement étudié par mes soins, deuxième étage, arbre pas à porter de main passant devant la fenêtre, j'ai pensé à me la jouer kamikaze et à sauter quand même espérant croiser le tronc du dit arbre à un moment donné, le truc c'est que tout l'bousin donnait sur une cour intérieur, donc à nouveau enfermé, chez un inconnu psychopathe (alias le faux gardien de cet immeuble). Le coup de pompiers ça me semblait un peu ... risqué ... t'imagines toi, tu rentres chez toi et t'as plus de porte, juste parce que t'as un peu enfermé ta meuf à double tour. hum ... avoues-le c'est risqué ... me rester plus qu'à ne pas aller travailler car l'heure avançant et ne faisant pas partie de la ligue des Xmen je ne savais pas comment être à la Firme à l'heure.
Mais sur le coup j'étais un peu en mode flipette, une semaine après mon embauche je me retrouve dans une situation rocambolesque qui ressemble un peu à l'excuse du chien qui a mangé ton devoir de maths quoi. J'ai du me résigner à appeler ma Cheffe. En panique. Voire même aux bords des larmes, elle a décroché, et j'ai pleurniché un "Cheffe ma copine m'a enfermé sans faire exprès chez elle je peux pas sortir, je peux pas venir aujourd'hui, j'suis désolée, pardon, pardon, pardon, je te promets je ferais dix je vous salue Marie pour pénitence mais me renvoie pas s'teuplaitttttt !" Elle m'a posé des questions, genre qu'elle avait pompé sur mon paper-board, et moi je chouinnais non je peux pas sauter ma meuf habite trop haut blabla. Et là ... Silence ... Ahhhh mais t'es chez ta meuf, c'pas ta copine, enfin c'est ta vraie copine quoi ! (Bah non cheffe c'est une fausse, je la loue...). Elle m'a fait marché pendant cinq minutes en me disant ouais non mais j'ai compris, tu veux juste siester avec elle c'tout. Tu sais Lolita je vais devoir prendre des mesures quoi, ça l'fait pas après une semaine de travail de nous planter comme ça. Bref. Elle a éclaté de rire, m'a dit que c'était pas grave mais que je devais me calmer (oui, oui en mode flipette vraiment que j'te dis) et qu'on se voyait le lendemain si ma geôlière voulait bien me rendre ma liberté.

Une fois libre en fin d'aprèm, après avoir embrassé le sol de joie, je me suis mise à cogiter. Bah ouais, ma cheffe je la connaissais pas trop et je me suis dit que merde avec la hiérarchie faut toujours savoir un peu la manière de fonctionner avant de parler de vie privée. Je me suis dit que peut-être j'allais me faire emmerder, qu'elle allait me foutre au placard (haha) par peur ou rejet blabla. Mais non que nenni dans la vie des raviolis, elle a juste râler parce qu'au moins, avec mon prédécesseur, elle pouvait parler mec et partir en virée drague avec lui et que moi non. J'ai conclue, parce que j'aime avoir le dernier mot, que toute nouvelle expérience était bonne à prendre, même à son âge et que si elle voulait une virée drague y'avait pas de soucis.

Comme quoi les Coming out sont aussi des bons souvenirs. On en rigole encore, parce que n'empêche je détiens le record des excuses les plus bidons pour pas aller bosser !


jeudi 15 avril 2010

Le jour où j'ai attendu qu'il fasse noir pour les dégainer


Cher Monsieur Alain A.,

Je sais c'est un peu culotté de t'écrire (ouais foutu pour foutu en plus je te tutoies) comme ça alors qu'on ne se connaît pas mais ta réputation dépasse les frontières au point que tu t'payes le luxe de faire des pubs sur la grande muraille de Chine donc pour mon énorme soucis je suis sure que tu vas pouvoir m'aider.
Bon comme tu le sais il y a quelques mois, il y a eu une erruption apparition de petits hommes bleus qui sont toujours heureux au cinéma. Mais bon comme je me suis faite l'intégrale des Schtroumpfs quand j'étais petite je me suis dit qu'Avatar c'était qu'une pâle copie parce que bon y'aura toujours qu'un Gargamel dans le dedans de mon coeur. Donc je ne pas allée voir ce film, en plus depuis que Cameron fait croire qu'on tient pas à deux sur une planche de bois j'avoue que je le snobe grave. Je sais, je sais, j'ai raté un grand truc de ouf guedin qui révolutionne trop l'univers du septième art et que c'est trop la honte, mouais.
Le truc qui se passe c'est que pour moi la 3D c'est le mal. C'est vrai quoi Alain, invites moi à une partie de wii et t'es sûre que je te fais une petite galette au bout d'une demie-heure. Je te rassure hein, parce que je te sens déjà inquiet, l'honneur est sauf je peux encore jouer à Guitar heroes et montrer à quel point je suis certes, une quichouille en musique mais que je suis une quichouille rockstar !
Du coup, à chaque fois qu'un film en 3D sort, c'est la panique ! Je me souviens encore avoir été entraîné par Mémé, mais si tu sais Mémé [Lorie Staïle on]ma meilleure amie[Lorie Staïle Off] tu lis jamais mon blog ou bien ?! Donc bref Mémé grande folle qu'elle est m'a entraînée voir un dessin animé en 3D assez naze il faut bien l'avouer avec des hamsters agent secret ou je sais pas trop quoi. Oui tu vois c'était pas hautement intellectuel et je devrais quand même me rappeler quelques détails mais non ! J'étais traumatisée pendant toute la séance ! Et même en allant voir Alice, que j'attendais depuis quelque mois déjà je n'ai pas réussi à apprécier le pestacle comme il le fallait tellement j'étais contrariée !

Et c'est pour ça que je m'adresse à toi, ce soir, pleine de désespoir après j'irais à la patinoire et je m'habillerais toute en noir (Youhhhh la rime est riche ce soir) , Alain je t'en supplies aide-nous !
Qu'est-ce que c'est que c'est putain d'horreur de chiasse merdique de bordel de merde de lunettes 3D qu'on nous force à porter !
Sérieusement quoi, c'est pas comme si on vivait dans la petite maison dans la prairie et que comme Marie Ingalls on avait pas un choix de malade en matière de lunettes ! Non Madame ! Non Monsieur ! Il faut qu'on nous distribue des trucs en plastique hyper lourds qui lattent les petits nez délicats comme le mien ! En plus elles sont jaunes ! Alors ok je sais que la bourqua jaune sera hyper hype cet été mais quand même hein Alain, t'es lunetier, avoues-le toi aussi que c'est de la merde ! Fait quelque chose, entend mon cri d'angoisse à chaque fois que je rentre dans une salle de cinéma, déboursant en sus 3 euros parce que bon je crois que les salles de cinéma ont trop honte de vendre ces trucs et qu'elles préfèrent les louer.

Afflelou s'toup, fais nous rêver, j'veux des montures en écailles pour les enfants en sortie scolaire, j'veux des lunettes rondes comme quand j'étais ado, j'veux des grosses lun's bling bling pour toutes les pouffs comme moi ! J'veux du rouges, du zébré, du léopard, du diams, de l'accessoire, j'veux du luxe, du clipable ! J'veux pouvoir hurler Tchintchin à chaque début de séance pour te rendre hommage !
Je te le demande comme un service, au nom de la mode, des myopes et de Marie Ingalls, save the world, save the cheerleader save the Look !

Dans le cas contraire, et sans vouloir faire du chantage, je me verrais contrainte et forcée de ... contacter Johnny et Antoine. car si tu n'es pas assez intelligent pour changer l'une des faces de la 3D peut-être qu'Optic 2000 ou Atoll Les opticieeeeeens le seront.

Triplefoyettement votre,

Lolita



jeudi 1 avril 2010

Le jour où je me suis affranchie

[EDIT : 08h10]
Ce soir c'est décidé ce blog je le décède parce que bon voilà quoi !
Et tant qu'à faire de faire chier, allons jusqu'au bout : même pas je mets d'photo !
Allez Lecteur de mon coeur tu le sais bien ça devait arriver un jour, aujourd'hui on coupe l'cordon à coup de dents d'lait.
Sur ce, moi, je retourne sauver le monde sur mon papillon de lumière ! Bisous !

[EDIT : 18h43]
aha je t'ai bien eu patate crue que tu es !
Bah oui check ton calendrier rose hello kitty (comment ça tu n'as pas de calendrier rose Hello Kitty ? mais, mais tu sais qu'tu passes à côté d'une philosophie, si ce n'est la Ze Philosophie d'vie là ? moi j'dis ça, j'dis tout). Bon t'as vu on est le 1er janvier, mais le premier avril !
Naze et téléphoné à dix kilomètres Subtil et à mûrir de rire cette petite boutade était juste pour célébrer dans l'alégresse la plus folle la tradition des poissons d'avril. Hum je sais j'ai fait fort, l'année prochaine peut-être je mimerais un suicide au couteau à beurre en plein milieu de la Firme un jour où c'est noir de monde.
Le problème de ce jour, hormis qu'on a enfin le droit de jouer avec des aiguilles de se découvrir d'un fil c'est que c'est la porte ouverte à un grand n'importe quoi. Au début de la journée les bêtises sont bon enfant, genre ouais le petit Indien (et oui encore lui) sera pas là aujourd'hui et quand toi tu pleures déjà du surcroit de travail il arrive en hurlant Poisson d'avril. Et puis au fur et à mesure de la journée c'est l'engrenage, départ de feu, coupure d'électricité, suppression des primes annuelles validées par les délégués du personnel juste trop fiers d'eux d'annoncer ça, licenciement, insulte aux clients, on ne sait plus comment devenir le requin qui va bouffer ce pauv' petit poisson portant si mignon et ça beugle Poisson d'avril à tout bout d'champ.
Et puis vers 16h c'est le drame. Une de nos clientes fait un AVC en direct live, devant nos yeux ébahis. La regardant partir sur une civière j'ai cru bon de rire, d'applaudir et de lui décerner à titre posthume le titre de la meilleure poissonnière 2010, bah oui elle le méritait largement.

Ah oui sinon, petite astuce du jour pour éviter une troisième guerre mondiale, on dit pas à un client Chinois qui s'appelle zhang yu ... zhang yu very much ... ça ne le fait pas rire ... mais pas rire du tout ... Heureusement qu'il a pas vu le poisson qu'on lui a collé dans le dos ... Hahem.





vendredi 26 mars 2010

le jour où j'ai choisi entre deux pills


En début de semaine j'ai assisté à un moment d'exception et comme je suis pas une putasse à Frange mais un peu quand même je partage ça avec toi lecteur de mon coeur si chouquinou.
Plantage de décor : le 9-3 fonky fonky staîle à 23h in da station de métro. Je suis avec ma team, on est fourbutes, on veut rentrer dans nos maisons. On a des dilemnes typiquement parisiens, les uns sont partants pour la tête de ligne et d'autres favorisent le cul donc on tranche... Attend hein on tranche pas le cul mais genre on verdictise la tergiverscence (houlà mal de tête rien qu'à me relire) et donc on squatte le milieu du quai. Quelques minutes d'attente avant de voir un métro se pointer because on est en bout de ligne, ou en début c'est selon, mais avoues que quand t'es dans le 9-3 t'as tendance à voir le verre à moitié vide. Bref, la rame arrive et décharge une masse de touristes et d'autochtones, on fait pas gaffe, on se raconte nos vies toussa. On s'pose dans un wagon, au milieu hein puisque bon tête et cul, on a pas su choisir (argh grand dilemne de ma laïfe) comme on est quatre on s'installe dans un coin à quatre. Parce que ouais c'est comme ça tu vois, c'est une vérité transcendante mais quand t'es quatre tu cherches un coin chaleureux pour échanger et je suis sûre mais sûre de sûre qu'à la création des métros y'a eu genre un comité de la convivialité et qu'ils ont décidé de créer des tites alcoves pensant que les gens qui se connaissent pas se taperaient la tchatche et que ce serait un putain de truc trop fédérateur. Bon, on sait tous que c'est bullshit et que les gens préfèrent se découvrir à coup d'azerty qu'à coup de vraie politesse humaine.
Je m'inclus dedans hein aussi, franchement une meuf qui me tape la discute dans le métro elle risque de me voir monter le son de Nonos l'Archos... Hormis la 17h32 de la ligne 4 wagon 6 Montpa-Châtelet ... ouais elle ok c'est différent, c'est comme qui dirait l'exception exceptionnelle qui conforme la règle. Mais bref, je m'égare à nouveau alors que je suis bien décidée à vous raconter ce truc de foulie dont nous avons été témoin.
A un moment le p'tit indien (Nagawicka, Nagawicka, chantait gaiement sur le chemin, Nagawicka, Nagawicka ... tu n'as pas été mono, cette parenthèse ne te sers donc à rien) qu'on appelle ainsi parce qu'il est petit et indien et parce qu'il aime que j'entonne cette chanson à chaque fois, nous fait remarquer que putain de bordel de merde ça pue la gerbe et la vinasse. Donc là, on regarde un peu partout, on scanne le périmètre, les nasaux en alerte à l'affût d'une galette pas bretonne. On vois rien donc on reprends notre conversation tout en continuant à jouer à Samantha Stivens, notre sorcière bien aimée, car pouah c'est vrai que ça sentait la vieille vinasse qui s'est tapé un aller-retour dans l'œsophage. Oui j'ai un doctorat mention très bien dans ce domaine. Et donc d'un coup d'un seul je l'ai vu ... lui ... le gens que s'y tu t'arrêtes aux premières apparences t'appelles ça un ivrogne ... bah oui l'habit ne fait pas le moine j'en prend pour exemple Sarko ... il est petit et s'appelle Nicolas mais est-ce qu'il te rire comme le petit Nicolas le faisait quand t'avais 8 ans et que t'étais dans la classe de Mr Latrémaulière [true story].
Donc ce mec bah ça pouvait très bien être un poivrot qui boit de la villageoise qui tâche (oui la villageoise ça tâche chérie) au réveil te mendiant deux euros six cents non pas pour manger mais pour s'acheter autre chose que des bouteilles en plastoc because ça donne un putain de goût au raisin macéré (et un jour, si t'es sage, ce dont je doute, je te raconterais cette expérience extraordinaire que celle de boire du vin en briquette tetrapack (tout reste intact)). C'est vrai quoi, ça pouvait être un cadre quinqua qui venait de se mettre une race à la suite de la signature d'un gros contrat...
Bon, mais en fait c'était un poivrot quoi, qui devait zoner dans les souterrains parisiens chopant un métro une fois sur deux parce que trop d'alcool tue l'alcool et surtout les réflexes et t'as vite fait de te retrouver sur les voies et que donc un sur deux c'est finalement un bon rythme.
Il gueulait un peu le gars mais tu vois on comprenait pas trop ce qu'il disait. Alors que mes collègues étaient reparti à brosser la rubriques des chiens écrasés, moi, je restais concentrée sur le type. je sais pas trop pourquoi, hein j'ai une fascination particulière sur les poivrots mais je devais sentir poindre l'évènement.
Car vois-tu il ne gueulait pas dans le vide mais visiblement contre plusieurs personnes et il était tellement vénère qu'il s'est mis à pousser le vide et puis ensuite, ça a été très vite mais ça restera gravé à jamais dans ma mémoire ... de poisson rouge. Ce type-là je venais de comprendre ses gestes, cette chorégraphie de coups portés, c'était ... mais putain c'était Néo quoi ! Je spectationnais Matrix ! Et comme moi je suis dans la matrice (mais que je le savais pas encore tu m'suis ?) et bien je ne voyais juste pas encore les Monsieur Smith qui l'attaquaient ! c'était violent j'peux t'dire, il s'est appuyé sur les sièges de la station, c'était acapoera et boxe à la fois !
Bon en même temps c'était un peu la lutte du bien, du mal donc y'avait un enjeu de ouf guedin !
Quand les portes se sont fermées, je crois qu'il les achevait. Coup fatal, crochet du droit, triple loot's piqué et penalty, il a secoué le poing en signe de victoire ... mais le bip du métro se fermant a écrasé sa réplique valant le "Hasta la vista Baby" de Terminatorounet ou encore une grosse musique genre rock pour kids avec des gros riffs comme dans toutes les prod de ce genre.
Moi je m'en foutais de tout ce tralala et tandis que ce métro filait vers d'autres stations faisant défiler son générique de fin ferroviaire plus rien n'avait d'importance à mes yeux ... car moi j'avais vu Néo ... Néo du Métro.




mercredi 10 mars 2010

Le jour où je me suis faite pigeonner

Je me demandais depuis quelques jours pourquoi le rebord de ma fenêtre était devenu le rendez-vous des pigeons parisiens.
Je sais Lecteur de mon cœur c'est bientôt le printemps toussa blabla et je serais tentée de te croire malgré le choc climatique du moment, ou devrais-je dire la plus grande arnaque de cette année à savoir : je te fais péter un soleil de malade mental et quand tu sors ta jupette, tes hauts talons vernis et ton léger trench tu découvres que la planète elle te baise violemment à coup de température en dessous de zéro, de neige et que ouais ok tu tries peut-être pas tes déchets (c'est mal !) mais elle se venge bien la garce, voire même elle est comme la montagne elle gagne.
Moi je pensais que les pigeons ils étaient un peu comme moi tu vois, pas oui qu'il se ferrait pas avoir par ce beau soleil glacé, mais non ils sont fous-fous là, juste à quelques centimètres de moi et je bénis l'inventeur des fenêtres pour me séparer d'eux. Parce que je m'en bats la cacahouète des pigeons en règle général et encore plus maintenant que je n'ai plus de voiture et que donc je ne passe plus mes samedi après-midi avec tout un tas de blaireaux aux voitures plus tunées les unes que les autres au lavomatic du coin.
Mais le drame, c'est que j'ai une chatte. Bah si Piupium je t'en ai déjà parlé enfin Lionel suis bordel ou sinon je te destitue de ton grade de Lecteur de mon cœur. Et elle a beau être une princesse qui roule (oui oh ça va ! elle est pas grosse elle est pulpeuse) elle n'en reste pas moins une chasseuse. Du coup je ne l'ai jamais vu aussi vive et active hormis quand elle fait des conneries. Elle a les oreilles en mode Yoda combinée radar et les yeux exorbités dès qu'un de ces ruineurs de pare-brise atterri sur mon rebord de fenêtre balcon de 30cm sur 50cm.
J'ai l'impression d'avoir Coyote chez moi et qu'elle inventera n'importe quoi pour choper bipbip au risque de se péter la tronche du radiateur, comme hier midi, se ratatiner le museau en tentant un piqué-jeté sur la fenêtre comme ce matin, se prendre un coup de ces fameux talons vernis qui ont ripés sur une plaque de verglas cl'a-dit en passant, en miaulant des incantations sataniques pour faire ouvrir la fenêtre.
Tu vois lecteur en sucre glace je suis pas la seule à être la chanceuse détentrice de ce balcon all inclusive parisien dans ma cour. Mais visiblement mon rebord c'est ze place to be. J'ai même pensé à embaucher un aigle comme videur et faire payer les consos de mies de pain hyper chères histoire de payer le véto quand ma Pium sera toute plâtrée.
Mais jusqu'à ce matin je n'arrivais pas à piger pourquoi j'étais l'élue. Et enfin j'ai eu une illumination ! J'étais en plein rituel des 3C (café, clope, caca) et j'ai réalisé l'impensable, j'étais responsable de tout c'merdier et j'avais c'que je méritais.
l'été dernier j'ai posé des films sans tain sur mes fenêtres car j'en avais un peu marre que le voisin du balcon d'en face en sache tellement sur ma vie qu'il aurait pu sortir une thèse genre : La vie sexuel des lolitas en milieu urbain. Donc j'ai fait ma grosse blonde d'M6 et j'ai marouflé comme j'ai pu ce film plastique sur la fenêtre et ça marche vu que le voisin a déserté sa fenêtre. Donc moi je continues à voir ce qui se passe dehors tu saisis et du côté extérieur et bien ça donne ... un miroir. Et oui mais voilà élémentaire mon cher Watson ! Les pigeons viennent se nicher sur mes pots de fleurs pour copuler car ils peuvent mater le bousin en même temps ! Parce que bon pour un pigeon c'est pas simple de trouver une caméra et tout tu vois, et puis après faut avoir la télé pour remater leurs exploits !
Rha du coup je me demande si le matériel vidéo pour les pigeons n'est pas un marché porteur pour se faire des pépettes easy easy.


lundi 8 mars 2010

Le jour où j'ai investi pour l'avenir

Depuis quelque temps je ne suis que l'ombre de moi-même. Je pourrais dire que ce sont les violentes chutes de neige, de cheveux et de température qui ont eu raison de ma pétillante joie de vivre. Ou alors que j'ai mis genre un mois à me débattre de la grippe A ... Hum non pas la grippe A c'est so 2009 ... euh une gastro alors. Ou bien que je suis tellement fan de télé-réalité qu'en ce moment j'orchestre mes journées entre les quotidiennes de la Ferme Débilité Célébrité (haha... non mais avoue c'est drôle quoi ... célébrité ... dans ces cas-là les Chéwies je suis une Star !) et le début de la nouvelle Chtar où cherches le coquelicot sur le corps de Lio.
Mais non c'est rien de tout ça. Non parce que ça finalement ce serait fun, je serais qu'une beauf' parmi tant d'autres. Mais non c'est beaucoup plus simple que ça. Voilà j'ai eu trente ans. Ouais, ouais oh ouais je sais les post trentenaires, trente ans c'est trop la démontade du cul et la meilleure année qui annonce un paquet d'années de foulie mais le truc c'est que je vous crois pas trop. Bah ouais c'est facile quand j'avais trois ans de me faire croire qu'une souris verte, qui la journée courrait dans l'herbe, passait la nuit pour me mettre des thunes sous mon oreiller cumulant ainsi deux boulots et prouvant que le travailler plus pour gagner plus ça date pas de ma première quenotte.
Mais maintenant à trente ans, année de tûtes mes deadlines je fais un peu genre ma crise. Quand j'étais jeune et blonde j'imaginais ma life de trentenaire de manière assez sereine et hum j'étais d'un classicisme affligeant car je pensais que c'était la seule option et qu'à trente ans j'en aurais fini avec le glam but trash de ma life. Mais voilà, voilà, maintenant qu'on y est et bien je regarde ma liste et je pleure, de joie ou de tristesse c'est selon.
Après m'être roulée sous ma couette, les yeux gonflés devant des comédies nullissismes qui font passer Plus Belle la Vie pour du Shakespeare en me goinfrant de tout un tas de truc qui font que j'ai mangé mon quota de calories pour jusqu'en 2045 et bien j'ai décidé que l'hibernation crise de la trentaine que je traversais était over.
Bon alors hein c'est comme tûtes les crises on dit que c'est fini mais bon on est pas à l'abri d'une rechute.

Bah tiens regarde c'est comme la Ze Criz' of the World les médias te Nutellisent le cerveau plaçant, comme dans un jeu, le plus de fois le mot reprise dans leurs communiqués. Je me demande même si celui qui le dit le plus touche une prime, il faudra que je mène l'enquête. Et pourtant, pourtant la crise n'est pas finie, foi de Lolita, que je louche si je me trompe. Il y a des indicateurs, il faut lire entre les lignes, et c'est pas en regardant Jean Pierre Pernaud qu'on peut s'en rendre compte. Et bien pour la thirty criz' c'est pareil. C'est pas loin.
Alors ce matin, comme une société qui veut enrailler tout ce bousin économique j'ai pris une décision. Et je suis partie bille en tête mettre le pansement sur le bobo de ma liste utopique de teen Loli. Je sais bien que je ne peux rien changer et que finalement c'est comme ça, j'ai trente ans et je ne peux rien y changer, j'ai pas rempli ma liste ouais c'est sûr mais en même temps j'ai fait un paquet de choses tiptop la banane et ça, ouais ça c'est bien meilleur, parce que c'est my life.
Donc aujourd'hui, j'ai acheté mon premier contour des yeux. Une page se tourne et i'm back. Yeah Baby !

lundi 1 février 2010

Le jour où Ardisson a été détrôné

Hey salut toi ! Tu as vu ? Non mais est-ce que tu as remarqué ?
Non, non ma robe n’est pas nouvelle, mais non regarde bien ! Euh oui mais non je sors de chez le coiffeur mais c’pas ça le cruc que tu dois remarquer ! Rhooo mais tu l’fais exprès ou bien ?!
Tu vois pas là qu’y’a quelque de chose de différent, de nouveau, de neuf, de beau même, qui est encore garanti, que je peux encore échanger en magasin contre mon ticket de caisse …
Mais si voyons le petit truc sur le côté droit de mon bloug. Oui Lionel, fidèle lecteur de mon cœur la droite c’est le côté où on porte sa montre sauf quand on la porte à gauche c’est sûr.
Et bien ce nouveau truc c’est le dernier jouet du web 2.0. Enfin le dernier … l’un des derniers jusqu’au prochain car n’oublie qu’en web 2.0 ça change à une vitesse incroyable, je citerais d'ailleurs, pour l'occasion, cette célèbre philosophe contemporaine qu’est Lorie : « Je vais vite, très vite pour pas perdre une seconde ». Si ça, ça vaut pas un "l’homme est un loup pour l’homme" dans notre société pré-apocalyptique et bien moi j’ai plus qu’à retourner lire Goethe à l’envers.
D'ailleurs Lecteurs de mon coeur, enseignes à tes enfants, neveux et nièces bref à tout c'qui ressemble à un snorcky sans tuba les citations des années +2 Après BS (Britney Spears)pour que le Monde continue de progresser à ce rythme !

Donc cette petite nouveauté, parce que oui je suis pas là pour te faire un cours sur Lorie, sa vie son œuvre, mais pour parler de formsprings !
Alors non ce n'est pas un énième raconteur de statut à savoir "oh ma vie est trop merveilleuse, même si mes selles sont un peu liquides aujourd’hui" ou encore "oh regarde comme je joue trop bien à des jeux inutiles". Non ça n'a rien à voir, enfin presque rien à voir. Ca suit en tout cas la logique des ses petits copains facebook, twitter and co car ne sert à rien à part à nourrir ton égo et à espionner des inconnus ou des connus qui même s’ils gagnent un million d’euro par an pour dire : "Bella, Will you marry Me ?!©" font caca par le même trou que toi et mourront eux aussi dans d’atroces souffrances en 2012 l’année d’la loose. En résumé après bientôt dix ans de blog, de facebook, de myspace, youtube [...impasse volontaire sinon on a pour des plombes...] voilà le nouveau moyen de hurler à la terre entière deux pelés et trois tondus, des Moi, Moi, moi, moi jusqu'à plus soif !

Car là où l’égo se gargarise avec formsprings, c’est que ce n’est pas toi qui raconte ta vie mais les gens, anonymous ou signé c’est up to you my darling qui te pose des questions. Et à ta mégalomanie, ta drôlerie, ton honnêteté et ton envie de répondre sur ta page et de le publier. Et même tant qu’à faire à le linker sur facebook twitter and co histoire qu’il s’y passe quelque chose de plus innovant que ton dernier score à BrainBuddies. Bon moi je dis ça aussi parce que je suis une quichasse à tout les jeux sur facebook et que j'assume, grave.

Du coup depuis hier Lolita en a un de formsprings, parce que Lolita aime les choses qui servent à rien sinon elle ne serait pas Lolita. Et là, mon égo prend son pied ! Il exalte, on veut savoir si j'ai bien dormi, si je suis accro au net, mon premier parfum yerk et du coup je me sens tel une rock star à la sortie d’un nouvel album, ou une jeune actrice américaine éreintée par les conneries de questions de ses so fuckin’ petit français (avec l’accent hein sinon c’pas drôle). Je fais des well, you know devant les pixels de mon écran et je me demande qui sont les gens qui s'hasardent à me poser des questions.
Et oui car vois-tu c’est un peu frustrant ce truc de l’interview. Non mais sérieux tu en connais des stars qui font des interviews sans caméra, sans émissions, sans autre public que Piupium la miniminette ? bah ouais moi non plus !
Je trouverais ça génial que ce site évolue et pousse le vice à l’extrême et que tu puisses faire des audios ou vidéos de tes réponses. Nan mais ce serait drôle tu pourrais rejouer l’histoire quoi. Tu pourrais répondre en direct de ton lit, nue même, en train de manger, tu pourrais t’habiller en tutu lotus avec des lunettes en forme de cœur (oui je trouve que je ne les utilise pas assez) .Tu pourrais te la pêter à faire des phrases en anglais qui veulent rien dire comme tout les peoples, à coup de well, you know, it’s quite similar but in a matter of fact it’s not. It’s just so fuckin’ different ... Anyway it's life you know ! Han ouais tu pourrais dire des fuckin à toutes phrases, tu pourrais même faire ta promo, ou filmer le chat qui gratte sa litière en signe de réponse à As-tu bien dormi ?
Tu va me dire que tout ça tu le trouves sur Youtube, oui oui même le chat qui gratte sa litière, ou aussi que le podcast ça date pas d'hier, mais ce serait drôle de faire un combo de tout çax. Moi j’m'y verrais bien … toi aussi ?
Ah mais non tu peux pas si t’es pas inscris à Formspring alors magnes-toi le fion le 2.0 c’est un fuckin’ poisson rouge dans son bocal !