lolita c'est moi ...
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lolita c'est moi ... et parfois toi, vous, elles.
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dimanche 12 juillet 2009

Le jour où les sites se sont mis à jour

Aujourd'hui je ne voulais pas te parler. J'avais prévu de snober ta p'tite tête virtuelle pour t'épargner ma mauvaise humeur. Ouais je râle depuis que je me suis réveillée tu vois. Si j'avais bien dormi j't'aurais certainement écris de l'amour et des crocodiles verts gélifiés mais compte tenu du fait que je me suis réveillée toute les heures, que je me suis levée chais-pas-combien-de-fois pour boire de l'eau, du lait, de l'eau, un thé, que la chatte pleine de poils est venue me coller toute la nuit, trouvant ça sympa de me réveiller deux heures après que je sois rentrée aux premières lumières du jour et que pour compléter le tableau je travaille cette nuit et bien non tu vois je ne te ferais pas des bisous.
Hier j'étais en virée avec mes deux compères, Al et Xy. Soirée sans but précis si ce n'est boire rire et papoter entre coupaings. On s'est connu par l'intermédiaire des blogs il y a pfiouf 5-6 ans, dans une autre vie presque. Oui lecteur, tu n'es pas mon premier lectorat, oui je me suis vendue dans un rythme de notes effréné pour attirer les foules, oui j'ai mis des pinups dans tout les sens et non tu ne verras jamais ce passé, parce que c'est passé et donc qu'on s'en bat les reins.
Au fil des années on a évolué et malgré les changements de blogs, les arrêts et tout on reste en contact, on se fait nos p'tites soirées, restau-bar-boîte, les conversations vont bon train, les dires sont honnêtes et la grisaille est proscrite autant que faire se peut. Putain depuis le temps que je voulais la placer cette expression ...
Dans nos conversations, tu y trouveras en vrac, de la politique, nos taffs, nos vies amoureuses, le virtuel, nos histoires de cul, nos projets, nos envies, toussa quoi.
Hier soir on a longuement parlé virtuel. On a parlé blog déjà. Qu'est-ce qu'on peut bien avoir encore à raconter après cinq années sur la toile. C'est qu'on ne se lit plus forcément. Bah oui pas besoin on se voit c'est suffisant et vachement plus sympa qu'un écran d'ordi. Donc forcément j'ai dit que j'écrivais des trucs transcendants et hyper intellectuels, que j'avais des tonnes de fans. Comme ce sont les potes ils ont rigolé, ils savent que j'ai en général deux lecteurs, mais que je préfère ça qu'avoir une boîte mail raz-la-gueule de commentaires. Et ils me connaissent assez pour savoir que mes réflexions métaphysiques je les garde pour la vraie vie pas pour les pixels (ouais lecteur de mon coeur c'est comme ça que tu es un pixel).
Ensuite on a parlé facebook, réseau. C'est vrai ce truc c'est fou quand même. Tu as toujours un paquet de gens dans tes amis-pixels que tu connais ni d'ève ni d'adam. Ces gens peuvent suivre ta vie en regardant ton wall, tes photos, tes applications etc... Et ce qui est dingue c'est que c'est hyper indiscret. Quant t'as un coup d'moue t'as qu'à mettre un statut de profil hyper tristoune, du coup tout le monde le sait. Et même tu te fais plaindre, si t'as des collègues dans ton réseau facebook ils sauront qu'il ne faut pas d'faire chier pour le moment. Presque on t'excusera tes pétages de plomb. Il y a aussi ce truc fou de ton statut amoureux. Tu vois quand tu rencontres quelqu'un et que ça se passe bien, t'as qu'une envie c'est de balancer à la face du monde le fait que ouais maintenant t'es bien ! Mais voilà, est-ce que t'es en droit de le faire avant la personne avec qui tu sors. Si cette personne-là a pas changé son statut qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que si toi tu décoches la case fatidique de célibataire ça va pas lui faire flipper sa p'tite race ? Et dans l'autre sens, quand tu t'sépares, si tu mets tout de suite célibataire, déjà tu vas avoir une partie de tes contacts qui vont te servir du "oh mais je suis tellement désolée pour toi" bah ouais et moi donc. Ou encore "mais une meuf aussi formidable que toi comment c'est possible" le formidable des uns est le détestable des autres. Déjà ça, avoue c'est juste passablement chiant. Ensuite ton ex voyant ça peut au choix, piquer une crise en disant que t'es sans cœur, que tu l'as jamais aimé, que gniagnia, y voir que tu tournes plus vite la page qu'elle et donc être vexée comme un pou. Ou bien alors elle va y voir le feu vert pour changer à son tour son statut. Sauf que c'est peut-être ce que tu attend toi aussi.
C'est comme ton come-back sur gayvox. Est-ce prématuré ou pas ? Vas-tu croiser ses copines qui vont se faire un plaisir de lui dire ? Vas-tu la croiser tout court et au passage te prendre une petite remarque sur ta rapidité à te remettre sur le marché ? Ouais tu notes, ton ex elle est toujours de mauvaise foi, normal c'est ton ex.
Du coup c'est quand même vraiment se rajouter des problèmes ces histoires de réseaux virtuels.
Ça donne envie de couper sa connexion internet ... et d'aller bosser. Toute la nuit. Rhaaaa qu'est-ce que je suis de mauvaise humeur !



mercredi 20 mai 2009

Le jour où J'te dirais qui je suis si je veux

Alors déjà j'suis trop vénère, je profite de faire des pauses durant ma journée Valérie Damidotesque, où comment j'ai poncé mon plafond toute seule avec des lunettes de soleil avec des strass hein quand même faut pas charrier la mule, donc pendant ces kitkat breaks j'ai commencé une nouvelle note des plus palpitantes sur mon blocnote. Et après le ponçage j'ai fait du zèle, j'ai passé l'aspirateur ... et j'ai débranché Raspoutine, mon fidèle ordinateur portable, que je préfère utilisé sans batterie at home, VDM. La note, les images en cours de bidouille et tout pfioutt exit. Et tel un poisson rouge qui fait le tour de son bocal je n'ai tilté l'ampleur de ma bêtise que maintenant, heureuse d'avoir déjà un blabla tout presque prêt.

En fait cette note je l'ai un peu écrite dans ma tête samedi en me poupougniant avant de sortir. Mes amis aiment ma grande gueule et mon bagout mais en vrai dans le dedans de moi je suis timide. Ouais c'est fû mais c'est souvent comme ça. Du coup en soirée j'ai tendance à alterner les blablas avec les potes, les échanges avec les inconnus et les poses attentives à la faune nocturne dans un canapé, une scène, un coin fumeur et j'en passe. Ca veut parfois dire aussi que j'm'emmerde, parce que c'est bien connu que toutes les soirées sont pas toutes les partys de l'année. Moi dans l'principe j'aime bien ces moments-là, j'écoute les conversations à droite, à gauche sans mot dire, je regarde l'état de certains empirait de minutes et minutes, je rigole des pas de danse, je plisse du nez devant les galochages improbables bref je picore les activés de chacun et ça m'va assez bien, ça nourrit réflexion et imagination.

Mais je me dis souvent que cette attitude doit paraître suspecte pour pas mal de gens. J'en veux pour preuve le défilé de personnes que je ne connais pas qui viennent s'poser à côté de moi comme s'ils avaient peur que je me fasse royalement chier et se mettait en quête de me tenir compagnie. Ah oui j'ai pas précisé que je suis d'un abord qui parfois parait froid. Rapport à mes yeux on m'a dit, mouais mouais, faut toujours trouver des raisons ça fait mieux. Donc ouais trop c'est à cause de mes yeux tu vois *air über convaincu* que les gens savent pas toujours quoi me dire pour débuter la conversation. Et c'est là que le gens te sort la phrase qui tchue, le truc totalement improbable tellement ça ne veux rien dire et son contraire : " Et alors t'es qui Lolita ?". What's the Fuck ?
Le pire c'est que si je m'en tenais stricto facto à l'expression putain le gens se retrouverait noyé d'un monologue que je réserve à mon futur-psy. C'est vrai c'est comme quand on te sers du "Salut ça va ?" au boulot. Quand tu débutes dans la grande cûr des grands bah tu penses que t'as le droit de répondre réellement, t'oses un "bah non t'sais ça va pas truc avec ma nana et tout ... " et là tu comprends vite. La personne te dévisage, l'air gêné, ne sachant pas quoi te dire, n'ayant pas prévu d'arrêter son chemin sur ta p'tite personne et toi pauvre conne tu lui racontes ta life. Donc vite fait j'ai opté pour le "ouais ça va trop bien et toi ? ". Off course il est implicitement dit que je m'en fous aussi de savoir un seul état d'âme de mon interlocuteur, c'est l'jeu.

Alors face à cette phrase, en soirée, je perd souvent mes moyens. Comme mes qualités et défauts en entretiens d'embauche. Je sais que je vais y avoir droit mais à chaque fois ça me claque la gueule tellement c'est soudain. J'ai souvent répondu des trucs genre chuis trop torturé dans ma tête, oscillant entre des "je me demande si souvent" et des "je ne suis rien, c'est la rime parfaite de l'être humain" mais après ça m'saoulait que les gens enchaînent en me demandant si j'étais gothique. Ouhhh 'tention elle a les cheveux noirs elle, et en plus elle me sort un truc pareil, c'trop une gothique, mais trop lol !
Quand je suis bourrée je suis très créative, je suis parfois un tabouret, une knacki ball, une bouteille de gin ou une jolie pâquerette. Du coup là, tu lies la conversation facilement tant ton interlocuteur y comprend pas pourquoi tu lui sors un truc pareil. Amusée de la situation je passe parfois des heures à expliquer le pourquoi de mon choix. Malheureusement si le gens n'est pas bourré t'as 90% de chance de faire un bide.
Et quand je sens que je vais pas accrocher avec la personne parce que j'aime pas son pif, son parfum ou son fut' je donne un faux prénom, un faux métier enfin tout et n'importe quoi du moment qu'ce soit faux. Comme ça si la personne elle t'interpelle pendant la soirée tu tiltes pas puisque c'est pas toi. Pas bête la belette ! Enfin chais pas ...
Non mais vraiment j'aimerais trouver la phrase universelle que j'ai pas à adapter à chaque pelos' qui s'en rappelera pas le lendemain.

C'est p'être pour a qu'on m'voit plus aux soirées ;)